[DW] 10.01 – The Pilot

Avant toutes choses, un message de River Song : attention aux…

 

Bien, maintenant que cela est réglé, on y va.

Ah, le retour de Doctor Who… Depuis le temps qu’on l’attendait, que je l’attendais. Tellement longtemps que j’avais oublié à quoi ressemble le générique, dîtes donc ! (non, c’est vrai, quand je l’ai vu, j’me suis dit « Ah oui, tiens, c’est… bleu. »)

Bref, j’ai bien aimé ce season premiere. Bien sûr, ce n’est pas le meilleur épisode qui soit (en même temps, les season premiere chez DW, sont rarement les meilleurs épisodes, à mon avis) mais il était plutôt agréable à regarder ; un peu longuet par moments, cependant, et une intrigue simplette et qui nous laisse avec plus de questions sans réponse qu’avec.

Par contre, ce que j’ai beaucoup aimé, c’est toutes les petites références, les petits clins d’œil à la série de 1963 (oui, bon, c’est toujours la même série, mais vous savez ce que je veux dire). Rien que dans la scène d’ouverture on en a trois :

  • la plus évidente, la photo de Susan (qui m’a fait couiner) qui ne semble pas là juste pour la nostalgie, mais j’y reviendrai (préparez-vous à de la théorie foireuse)(ça m’avait manqué, tiens) ;
  • le pot de vieux tournevis soniques (dont on en reverra un plus tard dans l’épisode) ;
  • et le TARDIS. Non, pas le TARDIS en lui-même, mais le fait qu’elle soit dans un coin, hors-service (enfin, ici, prétendant l’être), ce qui m’a beaucoup fait penser au temps où Three travaillait pour UNIT et où le TARDIS (réellement hors-service) trônait dans un coin du laboratoire du Doctor. Si on ajoute à ça le fait que Twelve a souvent été référé en tant que « magicien » et que Three était lui aussi associé à ce qualificatif (plus leurs tenues qui sans être similaires ont quelque chose de ressemblant), cela ne semble pas si improbable que cela soit un référence à l’ancien Doctor.

Donc, photo de Susan mais aussi de River… Cela surprend-il quelqu’un.e que j’ai couiné très fort à ce moment-là ? Photos qui jouent un rôle plutôt important dans l’histoire. Enfin, important peut-être pas, mais elles ne sont pas là que pour le décor. D’autant que d’autres photos sont référencées/montrées, celles de la mère de Bill plus ou moins associées à celles que exposées sur le bureau du Doctor :

When someone’s gone, do pictures really help?

Quand Bill pose cette question, le Doctor ne répond pas mais on a un gros plan sur les photos de River et Susan. Et dans la scène qui suit celle-ci, la mère adoptive de Bill lui donne une boîte contenant les photos de sa mère biologique. Mère qui n’aimait pas être prise en photo et en possédait très peu. Et surtout, sur l’une d’entre elles, on voit le photographe dans le reflet d’un miroir ; photographe qui n’est d’autre que le Doctor.
Je vais revenir sur ce dernier point dans un instant et juste préciser un truc au sujet de la photo de Susan. On la voit trois fois (donc, une fois de plus que celle de River) :

  • quand Bill explore le bureau au tout début de l’épisode (en même temps que River) ;
  • quand Bill parle des photos de disparus qui aident ou pas (en même temps que River) ;
  • et entre les deux (mais en dernier sur cette liste car le plus important pour ce qui va suivre), en gros plan (et sans River) quand Bill demande pourquoi le Doctor l’a choisie elle plutôt qu’un.e autre des personnes qui assistent à ses cours sans être étudiant.e.s et qu’il répond « I noticed you ». Il regarde la photo de sa petite-fille en disant cela.

Ce qui nous amène à la redoutée théorie foireuse de la saison (du moins la première) : Bill est liée à Susan (ce qui exliquerait pourquoi le Doctor a pris la mère de Bill en photo et pourquoi Susan, presque jamais évoquée dans la série depuis son départ en 1964, apparaît soudain). À la base, je pensais qu’elle était Susan, régénérée, qui aurait oublié qui elle était mais c’est trop gros. Du coup, je penche plutôt pour une théorie, non pas moins foireuse, mais légèrement plus crédible : Bill est la fille, voire la petite-fille de Susan. Seul problème avec cette théorie, Susan a quitté le Doctor et est resté sur Terre en l’an 2164. Alors comment peut-elle être la (grand-)mère de Bill ? Seule explication, elle a acquis un TARDIS/un moyen de voyager dans le temps dans un futur plus ou moins lointain et est revenue dans le passé (ou bien le Doctor l’a retrouvé et l’a aidé à revenir au XXème siècle)(ou, The Pilot se passe dans le futur ? Ce qui le plus logique, en fait). Ce qui n’est pas impossible et pas l’aspect le plus ridicule de cette théorie. Si elle est la mère de Bill, elle s’est donc régénérée au moins une fois, et le fait qu’elle ne vieillisse pas comme une humaine pourrait expliquer pourquoi elle n’aimait pas être prise en photo : pour ne pas éveiller les soupçons. Ca pourrait aussi expliquer pourquoi une de ses photos a été prise par le Doctor ; il a pu la convaincre de le laisser la photographier car il savait que Bill n’avait pas de photos de sa mère et qu’il savait qu’elle en avait besoin. Ensuite, un détail (mais au point où j’en suis…), mais Bill et le Doctor se ressemble un peu dans leur façon de s’exprimer, dans la mesure où tous deux commencent un phrase en espérant que ce qui va sortir ensuite aura un sens (spoilers : la plupart du temps, ça n’a aucun sens), comme disaient Mickey l’idiot (pardon, Mickey) ou le Brig :

Bien sûr, plein de monde fonctionne comme ça, mais ça m’a frappé quand Bill a dit qu’elle espérait que son discours la mènerait quelque part (ou un truc du genre) et expliquerait pourquoi elle assistait aux cours du Doctor.

Mais ça suffit avec cette théorie et revenons-en à l’épisode. Est-il bien nécessaire d’avoir Nardole ? Je ne sais pas ce qu’en pense le fandom mais je ne le supporte pas. Je ne sais pas si ça viens du personnage en lui même ou si Matt Lucas le rend insupportable, toujours est-il que j’espère que l’on ne pas le voir trop souvent. Et je n’ai pas trouvé qu’il était très utile, même sur Skaro (et bien sûr que c’est Skaro, la planète où ils ont atterri, puisque les Daleks y affrontent les Movellans, dans une affrontement vu dans Destiny Of The Daleks, en 1979)(et hop, une autre référence à old!Who), à part courir et hurler, il n’a pas fait grand-chose. Si le Doctor pouvait le laisser surveiller la mystérieuse boîte gallifréenne et que l’on ne le voit que lorsque l’intrigue demande que l’on voit cette boîte, ça serait top. Seul bon point à la présence de Nardole, ça nous fait un compagnon qui n’est ni féminin, ni humain, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps (dernier non féminin : Rory en 2012 ; dernier non-humain : Kamelion en 1984 ; dernier non-humain non féminin : Vislor Turlough (techniquement, Kamelion n’est pas féminin mais c’est un robot, donc non genré) en 1984 également ; Turlough et Kamelion sont partis dans le même épisode, Planet Of Fires).

Mais justement, au sujet de cette mystérieuse boîte qui n’est pas sans rappelé la Pandorica : qu’il y a-t-il à l’intérieur ? Théorie ? Théorie. Par contre, je renouvelle l’avertissement du début au sujet des spoilers car ici, je vais évoquer quelque chose vu uniquement dans le teaser post-épisode, donc si vous ne l’avez pas vu et que vous n’avez pas suivi les annonces de la Beeb (comme moi, donc)(enfin, les annonces, pas le teaser XD), méfiez-vous (je vais mettre un gif de River ici et un autre à la fin de cette partie pour si vous voulez sauter ce passage).

C’est bon, tout le monde qui est ici est conscient qu’iel risque le spoil ? On peut y aller ?

Bien. Donc, je disais que la boîte rappelle fortement la Pandorica et je pense qu’elle a effectivement la même fonction, à savoir qu’elle sert de prison. Mais de prison à qui ? Si vous avez vu le teaser ou lu l’annonce concernant le retour d’un certain acteur, vous devez deviner où je veux en venir. Non ? Ok, je vais l’écrire : je pense que la personne enfermée dans la boîte est le Master, version John Simm. Un Master qui a été emporté sur Gallifrey en même temps que Rassilon et sa bande à la fin de The End Of Times, et aurait été emprisonné à ce moment-là. Sans doute pour avoir tenté de tuer le Président et avoir fait échouer le plan des Time Lords.

Ce qui est une partie de ma théorie, car, surprise, il y  plus que ça (mais l’autre partie de la théorie n’est pas spoilery pour la suite, donc, elle continue après le gif).

Pour ceux qui n’ont pas lu l’encart plein de spoilers, je dois expliquer vite fait que la théorie du dessus (et celle que je vais expliciter ici) est basée sur le fait que la boîte ait la même fonction que la Pandorica, à savoir être une prison. Mais, il y a un autre aspect de la Pandorica qui me vient aussi à l’esprit et c’est son système de survie et de réparation/soin des corps. D’où cette autre aspect de ma théorie (et liée à celle au sujet de Bill) : à l’intérieur, se trouve… Susan (ou la mère de Bill si ce n’est pas la même personne) qui aurait été grièvement blessée et, dans le cas de Susan, ne pourrait pas se régénérer et devrait donc être maintenue en vie/soignée grâce à la technologie de la boîte. En fait, je ne sais pas si c’est Susan, mais je pencherais assez pour la mère de Bill. Après tout, on ne sait pas réellement ce qui lui est arrivé, Bill dit juste qu’elle est morte quand elle était bébé ; elle peut donc très bien être en suspend (ou ce que vous voulez) dans une certaine boîte en dessous de l’université (d’ailleurs, Bill dit qu’elle a toujours voulu y aller mais ne répond pas quand le Doctor lui demande pourquoi. Peut-être est-ce la personne qui se trouve dans son sous-sol qui l’appelle d’une manière ou d’une autre).

Oh. Alerte théorie supplémentaire et soudaine : et si la mère adoptive de Bill était Susan et que c’était elle qui avait demandé au Doctor de se cacher, de ne pas s’investir ? (ok, ça ne colle pas avec le « Shut up! » qu’il lance à la photo de sa petite-fille quand il songe à demander à Bill de le suivre, à la fin de l’épisode). Ou mieux, si la mère de Bill (que ce soit Susan ou non) n’était ni morte ni enfermée dans la boîte mais s’était régénérée et se présentait désormais comme sa mère adoptive ? Non, non, non ! Je sais, et si la mère de Bill était la fille du Doctor et que Bill était Susan mais AVANT qu’elle n’ait l’apparence que l’on a rencontré en premier ?

Je sais, je sais, c’est n’importe quoi mais… ça se peut, non ? Ok, il vaut mieux que j’arrête ici avant de me faire une entorse au cerveau et de définitivement vous effrayer avec mes théories (plus que) foireuses.

Sur ce,

[SPN] 12.18 – The Memory Remains

Oups, tant de retard. J’espère que vous n’avez pas oublié qu’ici, il y a plein de spoilers, au moins ?

Bien, commençons par dire que cet épisode était très « meh » (ainsi que « meeeeeh ! » comme dirait Dean). Le seul intérêt que j’y ai trouvé, c’est, justement, Dean. Et un peu Ketch, aussi, soyons honnête. Mais surtout Dean, car on a encore eu droit à un perçu de ce qui se passe réellement dans sa jolie petite tête.

Le fait que la première chose qu’on voit Dean faire, soit d’essayer encore et toujours de joindre Cas, pourrait sembler anodin, et n’être, comme il le dit dans le message, juste parce qu’il veut l’aide de celui-ci pour retrouver et éliminer Dagon. Sauf que, non. Déjà, son ton, lorsqu’il « fait de sa voix un message » raconte une toute autre histoire : il s’inquiète pour Cas et celui-ci lui manque. Impression qui est confirmée  par la conversation que Sam et Dean ont juste après l’appel. Sam demande simplement « Pas de nouvelles de Cas » et Dean part dans un laïus comme quoi, il est toujours porté disparu et explique qu’il tente de traquer son GPS en vain et qu’il a cherché partout des indices que Cas aurait été arrêté ou serait mort ; il semblerait qu’il n’a même pas envisagé la possibilité que l’ange soit trop occupé ailleurs pour lui répondre (ceci dit, on sait qu’il suffit que Dean se casse un ongle pour que Cas rapplique…). Non, il imagine tout de suite le pire et malgré les efforts de Sam pour le rassurer, il ne semble pas être convaincu et continue de s’inquiéter. Chose qui n’est pas surprenante de la part de Dean qui malgré ses apparentes décontraction et je m’en-foutisme, est une boule d’anxiété prête à exploser à tout moment. Cependant, c’est une scène très important car elle montre une fois de plus à quel point Cas compte pour Dean (que ça soit comme ami, famille ou plus, pour qui veut y voir du destiel *moi*).

L’autre point intéressant au sujet de Dean (z’êtes prévenu.e.s, cette review va être courte (en fait pas tant que ça) et quasiment entièrement consacrée à Dean), se passe à la fin, quand il évoque son inquiétude au sujet de l’héritage que lui et Sam vont laisser derrière eux, quand ils mourront. Il a beau s’auto-dénigrer et considérer qu’il ne vaut rien, il n’empêche qu’il a peur d’être oublier, de ne pas avoir assez fait pour mériter d’être souvenu. Là encore, Sam réagit différemment ; pour lui, personne ne se souviendra d’eux, mais cela ne semble pas le perturber plus que ça, car il considère que le monde qu’ils laisseront derrière eux sera leur héritage, un monde meilleur, avec moins de monstres pour menacer les innocents. Ce qui est le meilleur héritage qu’il puisse laisser ; cependant, cela ne suffit pas à rassurer Dean qui s’inquiète ensuite de l’avenir du bunker et évoque l’idée qu’un autre chasseur s’y installera et continuera ce qu’ils ont commencé. L’idée semble rassurer légèrement Dean ; cependant il a besoin de laisser une marque plus tangible, d’où la superbe scène de la gravure des initiales des deux frères, mise en parallèle avec celles qu’ils ont laissé dans l’Impala. Scène qui est sans doute la plus important de l’épisode ; l’épisode en lui même ne semble avoir d’autre but que de rappeler à Dean qui il est, sa mortalité (et celle de son frère), lui faire prendre conscience de l’impact qu’il a sur le monde. Bien sûr, tout ça est vrai aussi pour Sam, mais l’épisode est perçu du point de vue de Dean, même s’il reste filmé en PoV externe (un jour, j’aimerais voir un épisode à la Baby, où la caméra remplacerait Dean, où l’on verrait tout à travers ses yeux). Cette scène montre aussi que, bien que l’Impala sera toujours sa Baby, le bunker est devenu une part de Dean, l’endroit, hormis sa voiture, où il se sent le plus à l’aise, où il est libre d’être ce qu’il est. C’est d’ailleurs pour ça que l’appel à Cas au début de l’épisode se passe dans le bunker, et non pas, quand ils sont sur leur enquête, par exemple ; car là, il peut exprimer toute son inquiétude, ses sentiments en toute liberté, il est dans sa zone de confort.

Toujours au sujet du bunker et de l’avenir de celui-ci, ainsi que de l’héritage des Winchester, aventurons-nous rapidement du côté des théories (pas trop) foireuses et projetons-nous à la fin de la série (noooooon, je veux paaaaas !)(pardon). Alors, l’idée qu’ont les Winchester d’un autre chasseur faisant du bunker sa maison, ok, je veux bien. Mais… Et si les deux frères recréaient les MoL américains (pourquoi pas avec l’aide d’Eileen ; qui serait la femme de Sam, parce que bon) mais avec une vraie formation de chasseurs, pas juste de bibliothécaires snobinards ? Ça ne serait pas 1/ un meilleur emploi des ressources qui se trouvent dans le bunker et 2/ une façon plus sûre que le combat continue et que les générations suivantes soient préparées/formées correctement à lutter contre les forces du mal ? Et ça leur permettrait une retraite calme sans pour autant se retirer complètement de la vie de chasseur. Et surtout, ça éviterait de devoir voir mourir les Winchester (mais ça, c’est une autre histoire).

 

Dans l’ensemble, c’est un épisode très anxiogène que l’on a eu là dans la mesure où Dean est inquiet du début à la fin. Bien sûr, les deux scènes dont j’ai parlé précédemment, mais aussi quelques autres moments, bien que de moindre importance, comme par exemple le moment où il est enfermé dans la chambre froide (et si cette lumière rouge n’est pas anxiogène, je ne sais pas ce qui l’est) et comprend que Moloch est dans la pièce ; on voit sur son visage qu’il commence à paniquer, ainsi que dans la façon frénétique dont il tente de se libérer de ses liens avant d’aller appeler son ravisseur à l’aide (réaction très peu logique, soi-dit en passant, mais en même temps, depuis quand la panique rend-elle cartésien ?).

Seul vrai moment de détente pour Dean, quand il drague, et surtout revient de sa nuit avec la serveuse du diner. Et encore, le sentiment de bien-être du  début de la scène ne dure pas, en grande partie à cause des explications de Sam sur les satyres. Mais, pour une fois je ne blâmerai pas Sam, car dès le moment où Dean rejoint son frère à sa table, on peut deviner que l’aîné des Winchester n’est pas aussi à l’aise et détendu qu’il veut bien le faire croire. Comment ? L’assiette de nourriture de Sam que Dean lui vole. Je sais, on va encore dire que je pars dans des théories foireuses et que je vois des trucs qui n’existent que dans ma tête, mais laissez-moi m’expliquer. On sait que Dean a une relation particulière à la nourriture et qu’il a une très forte préférence pour les aliments contre lesquels « Manger bouger » nous alerte, il demande d’ailleurs à Sam si ça le rendrait malade de commander des pancakes pour une fois (pour paraphraser). Cependant, au lieu d’en commander pour lui-même, il prend l’assiette de blancs d’oeufs et fruits/légumes de Sam, alors que ces aliments le dégoûtent visiblement. Il prend cette assiette car elle est là, à disposition, prête à être consommée. Rappelons aussi que pour Dean, la nourriture est un « doudou », un moyen facile de se rassurer. Oui, mais en quoi cela prouve-t-il qu’il ne va pas bien, me direz-vous ? Car il ne prend même pas la peine, le temps, de se commander des pancakes (ou des gaufres ou quoi que ce soit qu’il aime) car il a besoin d’être réassuré, réconforté, tout de suite. Il vient juste de coucher avec une femme (un des autres moyens qu’il a de reprendre confiance en lui, d’évacuer un peu de son mal-être) et pourtant il a besoin de son autre « doudou ». Ce qui montre bien qu’il ne va pas bien. À vrai dire, il utilise ses quatre « doudous » dans cet épisode : le sexe, la nourriture, la chasse et l’humour. Bien sûr, il peut chasser, coucher avec des femmes, manger ou raconter des bêtise même lorsqu’il va bien, mais ici (à part peut-être la chasse), c’est plus un mécanisme de réaffirmation de sa valeur et de réassurance.

Autre point, cette phrase :

Hunting people. Killing them. The family business.

Cela m’a mis.e très mal à l’aise. Bien sûr pour la déformation malsaine et malaisante de l’iconique « Saving people. Hunting hings. The family business. » Mais il y aussi autre chose qui me gêne sans que j’arrive à mettre le doigt dessus. Peut-être parce que tout ce passage m’a donné l’impression de revoir Dean face au shifter dans Skin ou la vision (rêve ?) qui le mettait face à une version démoniaque de lui-même dans j’ai oublié quel épisode. Le parallèle créé entre Dean et Pete par cette version noire de cette réplique rend la scène encore plus malsaine.

Sinon, il est intéressant de noter que Dean est encore celui qui est en position « faible » durant l’épisode (ce qui arrive de plus en plus souvent) et a besoin d’être secouru, ce qui permet à Sam de prendre le rôle du protecteur, ne serait-ce qu’en sauvant la vie de son frère, mais aussi en tentant de la rassurer du début à la fin de l’épisode. Ce n’est pas nouveau, et comme Dean qui est de plus en plus souvent en position « faible », Sam prend de plus en plus souvent la place de « grand frère » depuis le début de la saison. Ce qui est très bien pour Sam, car il n’est plus juste « le petit frère de Dean », mais c’est aussi très révélateur de ce que Dabb et sa bande font pour Dean : peu à peu, il le libère de la carapace en béton armé derrière laquelle il se cache depuis toujours (l’épisode le plus évident étant bien sur Regarding Dean et sa déconstruction de « performing Dean »).

 

Mais assez parler de Dean. Passons à Ketch. J’ai un gros problème : je l’adore alors qu’objectivement, il est méprisable et problématique à plus d’un titre. Et si on pouvait douter du fait qu’il soit vraiment un des mecs les moins fréquentables de la galaxie, cet épisode ne laisse plus aucun doute. Premièrement, il se fait passer pour Mick (qu’il a lui-même assassiné, ce qui rend le truc encore plus flippant) afin d’envoyer les Winchester à l’autre bout du pays pour pouvoir envahir leur domicile avec sa clique. Une fois dans le bunker, non content de violer l’intimité des deux frères, il montre à quel point il est malsain en volant la photo de Mary et Dean (celui-ci va flipper quand il va s’apercevoir de sa disparition)(et j’ose pas imaginer sa réaction – ni celle de Sam ou Mary – si ils viennent à savoir que c’est Ketch qui l’a volé). Puis, pour faire bonne mesure, il installe un micro (ceci dit, je suis sûr.e que ses acolytes en ont glissé un peu partout ; par exemple, on voit un type remettre un haut-parleur mural en place et à part pour y cacher un micro ou une caméra, je vois pas pourquoi il l’aurait déplacé en premier lieu). Micro placé juste à côté du pistolet que Dean garde caché ; tellement prêt que je le vois bien essayer de prendre son flingue et mettre la main sur le micro à la place. Et enfin, il ment sur le sort de Mick (en même temps, il n’allait pas leur dire qu’il l’a tué).

 

Bref, un épisode très moyen au niveau de l’intrigue, un monstre de la semaine pas vraiment intéressant (et une nouvelle fois, on a un monstre humain), mais tout de même intéressant au niveau du développement des personnages, ainsi que l’installation des bases de la fin de saison (installation commencée la semaine dernière avec l’introduction du docteur Hess). Loin d’être le meilleur épisode de la saison, mais loin d’être le pire, aussi. Un épisode plaisant mais sans plus.

Voilà, il me semble que j’ai fait le tour de ce que j’avais à dire au sujet de The Memory Remains.

Sur ce,

[SPN] 12.17 – The British Invasion

Spoilers, toussa toussa, vous connaissez la chanson.

Buckleming oblige, j’ai rempli la grille de Bingo consacrée à leurs épisodes et on peut dire que je n’ai pas été déçu.e du voyage.

Pas mal de cases s’expliquent d’elles-même mais je vais revenir sur certaines, ça rendra cette review (que j’aurais donc mis trois jours à commencé) plus facile à écrire. Et pour plus de simplicité, on va prendre ligne par ligne.

  • J’ai coché « shirtless torture », alors que non, pas de torture torse-nu. Néanmoins, on a eu non pas un mais deux personnages qui ont tombé la chemise, dont un – Lucifer – sans que ça soit nécessaire, car je suis certain.e que le démon qui « l’examine » aurait très bien pu le faire sans qu’il enlève son t-shirt, étant donné qu’il étudie la structure atomique du corps de Nick, et non pas des symptômes biologiques. Pour ce qui est de Ketch… Même si la scène semble sortie de nulle part, j’ose espéré que ce rapprochement avec Mary (qui, si l’on est honnête était prévisible quasiment depuis leur rencontre) va servir à développer un peu plus son personnage et nous révéler une autre facette de sa personnalité. Ou qu’au mieux, cela crée du conflit supplémentaire, déjà entre Mary/Ketch et Sam/Dean, et surtout entre Ketch et les BMoL ;
  • « waste a perfectly good character ». Mick, bien évidemment. Bien sûr, son sort ne peut pas être entièrement reproché à Buckleming, mais, c’est à eux qu’a incombé la tâche de se débarrasser de ce personnage. Personnage qui devenait de plus en plus intéressant et attachant et qui qui, surtout, commençait à réfléchir par lui-même et à agir suivant ce qu’il pensait être bien et non pas selon ce qu’on lui disait de faire. Juste quand on commençait à en apprendre plus sur sa vie. Dommge qu’il ait fallu qu’il meurt, surtout si tôt. Je comprends qu’on ne peut pas garder tous les personnages et que c’est SPN, donc que tout le monde meurt à un point, mais quitte à l’éliminer, pourquoi ne pas le faire dans le season finale ? Ok, pour créer du conflit. Mais, je maintiens qu’il est dommage que Mick ait dû mourir (même si, au vu de l’ouverture de l’épisode, il ne pouvait pas en être autrement, question de symétrie narrative…) ;
  • « OoC-ness » : Crowley. C’est de de Crowley qu’il s’agit. Comment ne peut-il pas s’apercevoir que Lucifer se joue de lui ? À moins, qu’une fois de plus, il ait prévu le truc et fasse celui qui ne voit rien venir. Peut-être y’a-t-il une « sécurité » qui empêche qui que ce soit de désactiver le piège qu’est le corps de Nick ? Après tout, j’avais bien crié à l’OoC-ness quand il avait expliqué à Lucifer qu’il lui avait fourni un corps plus puissant, un vaisseau parfait alors qu’il s’agissait en réalité de la Cage 2.0. Néanmoins, je me méfie, car premièrement, il s’agit de Buckleming et que je me méfie toujours d’eux et secondement, ça sous-entend que Crowley nous fait le même coup deux fois en quoi, huit épisodes ?, et que c’est assez peu probable (ou alors, c’est de la très mauvaise scénographie). Mais une fois de plus, Buckleming… ;
  • « really bad stereotype(s) ». Juste un détail, mais le nouveau BMoL qui arrive avec sa tasse de thé à la main. On a compris qu’ils sont britanniques, c’est un peu dans leur nom, pas la peine de nous ressortir tous les clichés possibles et imaginables sur les anglais (oui, parce qu’en plus, malgré l’insistance de Toni que c’est «britanniques», tous les BMoL introduits jusqu’à présent sont clairement anglais. Et ne parlons pas d’«Hogwarts» (j’ai oublié le vrai nom de l’école), super cliché de l’école élitiste à la Eton ;
  • « continuity error ». Alors là, cela peut-être interprété comme un mensonge de la part de Mick, honteux, mais n’est-il pas censé n’avoir jamais tué avant ? Du moins, jusqu’à Ladies Drink Free ? Ou bien a-t-il menti dans The Raid quand Sam ou Mary (je sais plus qui des deux) a demandé si quelqu’un dans l’équipe avait déjà tué quelque chose ? ;
  • « New spell/power/trick that we’ve never seen before » : Dagon qui s’évapore quand Eileen lui tire dessus. On a déjà vu des démon (enfin, Crowley), se téléporter ou un ange (Castiel) devenir invisible, mais jamais rien de ce genre. Elle devient invisible et intangible a un certain niveau, mais garde néanmoins sa prise sur Kelly. Sans doute un pouvoir réservé aux Princes des Enfers, donc pas de surprise qu’on ne l’ait jamais vu auparavant, mais il n’en reste pas moins que c’est nouveau ;
  • Sam/Dean makes a decision that makes no sense ». Oui, pourquoi décident-ils d’attendre Dagon (alors qu’ils ne sont même pas sûr qu’elle va se monter « If Dagon shows »), alors qu’ils auraient très bien pu cacher Kelly au Bunker où Dagon aurait été incapable de l’atteindre (car si Amara elle-même n’était pas capable d’y pénétré sans que cela soit un piège, je ne vois pas comment un « simple » Prince des Enfers, le pourrait.

Alors, cette grille de Bingo peut donner l’impression d’un épisode catastrophique et détestable, mais dans l’ensemble, ce n’était pas si horrible que ça, sachant ce que que le duo infernal est capable de nous pondre. Alors oui, il y a énormément à reprocher, mais d’un point de vu scénaristique, cet épisode n’était pas trop mauvais et avait même ses bons moments.

Dernier point, car je n’ai pas pu le développer dans la partie précédente : l’introduction du Dr Hess, une des « old men »que Ketch, Mick et Toni ont évoqué à plusieurs reprises. Sûrement un des personnages les plus détestables de toutes la série (et ce, depuis sont commencement). Elle qui ose déclarer :

The Code’s what separates us from the monsters

alors qu’elle ne semble éprouver aucun problème à demander à un jeune adolescent de tuer son meilleur ami ou qui ordonne l’élimination de tous les chasseurs américains et en particulier des Winchester (ce gros plan sur le dossier de Dean à la fin m’a plongé dans un état proche du désespoir et j’ai pleuré incontrôlablement pendant au moins vingt minutes après que l’épisode ait été fini.

Donc non, le Code ne sépare pas les BMoL des monstres, mais est ce qui fait d’eux les pires des monstres. Et s’ils osent toucher à un cheveu de Dean, je vais faire un massacre (même si objectivement je sais que même s’ils s’en prennent à lui, ça ne sera pas fatal (ou du moins, pas pour longtemps, c’est Dean Fucking Winchester après tout).

Voilà, je pense que c’est à peu près tout ce que j’avais à dire au sujet de The British Invasion.

Sur ce,

[SPN] 12.16 – Ladies Drink Free

Malgré les trois semaines de hiatus, je présume que vous vous rappelez qu’il faut faire attention aux SPOILERS, non ?

Il y avait longtemps que ça n’était pas arrivé (sauf si l’on compte les épisodes de Buckleming, mais ils ne comptent, ces deux incapables), mais j’ai été déçu.e par Ladies Drink Free. C’est d’ailleurs, la première fois de la saison, il me semble ; et pourtant, c’était Meredith Glynn qui était aux commandes de cet épisode. Comme quoi, même les meilleurs peuvent se tromper. Bien sûr, ce n’était pas un désastre intégral ou quoi que ce soit de la sorte, mais dans l’ensemble, tout ça était très « meh ».

À vrai dire, il y a une seule chose que je reproche vraiment à l’épisode et c’est la fin (ça et l’absence de Cas). Bien sûr, je suis ravi.e que Claire soit saine et sauve, mais je n’aime pas la façon dont ça a été traité. Non, c’est même pas ça. Ce que je ne n’ai pas aimé, c’est le fait que Claire ait été mise dans cette situation (la faute à Sam, grr). Bien sûr, c’était nécessaire pour la faire progresser, ainsi que transformer la vision de Mick de ce qui fait un monstre. Néanmoins, il n’était pas nécessaire de guérir Claire de sa lycanthropie pour cela. Aussi, et je risque d’être lapidé.e en place public pour oser dire ça, mais durant tout l’épisode, j’ai eu l’impression qu’on nous préparait à la mort de Claire et j’ai vraiment ressenti que c’était ce qu’il devait arriver (même si je ne veut pas voir Claire mourir). Bref, j’ai adoré revoir Claire mais je n’ai pas du tout aimé toute l’intrigue autour d’elle.

Un truc que j’ai beaucoup aimé, c’est l’évolution de Mick. J’ai adoré sa réaction quand il a vu qu’Hayden avait été mordue, triste, presque désespéré. Car même s’il est à ce moment-là persuadé que tous les monstres méritent de mourir, il ne veut pas avoir à tuer une adolescente et espère que la jeune femme n’a pas été transformé.e ; et donc, quand il voit cette morsure, il est secoué. Bien sûr, il la tue quand même. Mais il a honte et tente de le cacher aux Winchester (bien sûr, le détecteur de mensonges qu’est Dean, découvre vite le pot-aux-roses). Et après que Dean lui ait parlé de Magda (de American Nightmare) et au contact de Claire, sa vision en noir et blanc des choses commencent à évoluer doucement. Ce qui est une bonne chose, d’autant que maintenant, il connaît l’existence de Garth, et si je ne voulais pas voir Claire mourir, je veux encore moins voir Garth disparaître (même si j’aime pas le fait qu’il soit désormais un loup-garou).

Autre point que j’ai adoré (mais ça, c’est pas nouveau) : Dean. Dean qui appelle Mick « Harry Potter » (deux références à l’univers de JK Rowling en un seul épisode, j’ai couiné). Dean qui est excité à l’idée de passer une nuit dans un trois étoiles (mais refuse de donner cette satisfaction à Mick). Dean qui agit comme un (beau-)père inquiet avec Claire (dad!Dean FTW). Dean qui fait la leçon à Mick en lui expliquant que lui aussi voyait le monde en noir et blanc. Dean qui tente de rassurer Claire et de la convaincre qu’elle peut (doit) continuer à vivre même si elle devient un loup-garou. Dean qui fait un câlin à Claire (ils en avaient tous les deux besoin, de ce petit signe d’affection). Dean et des émotions qui se lisent sur son visage (je ne le dirais jamais assez mais Jensen est un des meilleurs acteurs qui soit).

Je ne m’attarderais pas sur Sam, parce que je vais encore être méchant.e.

Aussi :

  • « Hunters with weapons I’ve never seen before »-> probablement Mary et Ketch, non ?
  • Claire qui considère Jodie comme sa mère (oui, j’ai pleuré et couiné, ça vous surprend ?)
  • les Winchester qui donne une seconde chance à Mick ; bon, je suis pas fan de leur collaboration mais je suis très fan de la direction dans laquelle l’arc de Mick se dirige

Bref, je pense que c’est tout.

Sur ce,

[SPN] 12.15 – Somewhere Between Heaven And Hell

Vous connaissez le truc à force : spoilers à tous les étages, donc attention.

J’attendais cet épisode avec impatience. Pas tant pour l’intrigue qui ne m’inspirait rien de spécial, mais pour le scénariste. Davy Perez est un des nouveaux auteurs cette saison et surtout la personne responsable de Stuck In The Middle (With You), à savoir e meilleur épisode de la saison (pour l’instant). Dans l’ensemble, je n’ai pas été déçu.e, bien au contraire.

Le seul truc que je reprocherais à Perez, c’est un petit peu d’OoCness concernant Dean au tout début de l’épisode. En effet, on voit Dean recouvert de sang et divers morceaux de monstres, alors que l’on sait que Dean est plutôt maniaque et est proche d’être germophobe ; pourtant, il semble ravi de porter les intestins (ok, pas les intestins, mais c’est limite) de ses ennemis en guise d’accessoires et surtout, il contre le « Tu portes le même boxer depuis quatre jours » de Sam par « Non, c’est deux et deux. Ça compte pas si tu le porte dessus-dessous. ». Ce n’est clairement pas quelque chose que Dean dirait et il le ferait encore moins. Cependant, on peut expliquer ce comportement étrange par un moyen de nous montrer que Dean ne va pas bien. En effet, quand il n’est pas bien dans sa peau, soit il boit, soit il couche avec des femmes, il chasse encore plus ou… il ne prend pas soin de lui. Et comment pourrait-il bien aller avec la trahison de Mary au profit des British Men Of Letters, ainsi que la menace du Nephilim qui pèse sur la planète (et donc sur les épaules de Dean) ? Donc oui, on peut expliquer cette attitude hors-du-personnage, mais néanmoins cela reste assez perturbant.

Un personnage qui lui n’était absolument pas OoC est Cas. Cas qui continue à évoluer en tant que personnage tout en restant le même ange légèrement mal  l’aise socialement ; le retour du badge tenu à l’envers nous renvoie directement à Free To Be You And Me, l’épisode dans lequel Dean lui apprend à mentir pour obtenir ce qu’il veut. Ce qui intéressant car le mensonge et les cachotteries semblent être un des thèmes principaux de cette partie de la saison : Mary et Sam mentent, Cas et Crowley cachent des choses, les BMoL manipulent tout le monde en mentant et cachant des choses. Même Gwen, la « girl of the week » comme dit Dean a menti/caché des choses à son petit-ami. Seul Dean est honnête et il est aussi celui qui a de plus en plus de mal à mentir, même aux témoins de leurs chasses.
Autre chose intéressante par rapport au parallèle entre Somewhere Between Heaven And Hell et Free To Be You And Me, c’est que dans les deux épisodes Sam et Dean sont séparés ; et même lorsque les deux frères sont ensemble, il existe en gouffre entre les deux. Sam est en conact avec Mary, tandis que Dean parle à Cas.
Dernier point de cette comparaison entre les deux épisodes, le subtext et le destiel. Je ne vais pas faire une analyse de Free To Be You And Me, ce n’est pas l’endroit, mais Somewhere Between Heaven And Hell est ponctué de subtils indices en faveur du destiel (et rappelez-vous que Davy Perez est la personne à qui l’on doit les « I love you. I love you all. » de Cas, donc il sait très bien ce qu’il fait). Premièrement, on a Dean qui remercie Crowley pour avoir sauvé Cas (dans Stuck In The Middle (With You), donc…), alors que vraiment, au vu de la conversation, il aurait très bien pu ne pas le mentionner et continuer à se moquer de Crowley pour sa « faiblesse ». Ensuite, Dean sait, sans le voir, juste en l’entendant au téléphone, que quelque chose cloche avec Cas ; il le connaît tellement bien, il est tellement en phase avec lui, qu’il est capable de déceler le mal-être de Cas juste avec quelques mots au téléphone.
Toujours concernant Cas, j’attends de voir ce que son retour au Paradis va donner, mais je pressens qu’il va finir par tourner définitivement le dos aux anges et choisir de rester avec les Winchester (enfin, avec Dean), quitte à redevenir humain, pour de bon, cette fois.

Autre (très) bon point, et qui rattrape les bêtises de Buckleming, la suite de l’explication de pourquoi Crowley a redonné son vaisseau à Lucifer. Nick n’est autre qu’une version de chair de la Cage qui peut être manipulée par Crowley. Ca n’explique toujours pas pourquoi le roi des Enfers a choisi d’agir ainsi (la vengeance seule me paraît une raison trop simpliste en immature) ; comme toujours Crowley doit avoir prévu quelque chose pour quoi il lui faut la collaboration (volontaire ou non) de Lucifer.

Autres points positifs :

  • la référence à The Walking Dead (que je ne regarde pas) avec la batte similaire à celle du personnage de Jeffrey Dean Morgan : « Dad loved this thing! » ;
  • Cas les « Man In Beige » ;
  • « All I care about is to make Hell great again » qui est clairement une autre critique de Trump ;
  • le « discours » de Dean au sujet de Baby : « Imagine she’s a beautifel woman. A beautiful, beautiful woman. » ;
  • Sam qui dit la vérité au sujet de sa collaboration avec les BMoL. Par contre, e n’aime pas le fait que Dean accepte de collaborer avec eux, juste parce que Sam le fait ; il est clair qu’il prend encore sur lui, qu’il sacrifie ses principes pour son frère. J’aime pas quand Dean fait passe les autres avant lui (donc, constamment) ; je veux qu’il pense enfin à lui.

Voilà, je pense que c’est tout ce que j’avais à dire au sujet de Somewhere Between Heaven And Hell. Maintenant, il va falloir attendre le 30 mars pour le prochain épisode, et ça, c’est un peu nul.

Sur ce,

[SPN] 12.14 – The Raid

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Spoilers itou itou…

Je l’ai sans doute déjà dit ici, mais j’adore les épisodes de Robert « Bobo » Berens car ils sont toujours extrêmement bien écrit et sont toujours l’occasion de plonger dans les pensées, les ressentis, des Winchester ; The Raid n’a pas dérogé à la règle. Dès la première scène, qui reprend directement à la fin de l’épisode de la semaine dernière, et les suivantes, on est plongé dans la confrontation entre Dean (et Sam) et Mary. Scène qui, ça n’étonnera personne, m’a plongé dans des pleurs incontrôlables (qui ont quand même duré un quart d’heure…). J’ai adoré ce premier tiers d’épisode durant lequel on voit une fois de plus Dean être psychologiquement détruit par la trahison de sa mère ; Sam aussi est blessé, mais pas au point où l’est son aîné. Je déteste voir souffrir Dean mais en même temps, ce sont mes moments préférés de la série (sadism, much?).
Ce que j’ai trouvé le plus intéressant dans cette succession de scènes, c’est (outre le « Cas almost died! » de Dean *cough* destiel *cough*) le parallèle que l’on peut faire entre la relation conflictuelle de Sam et John avec celle entre Dean et Mary. Sam et John étaient trop semblables pour ne pas clasher, tout comme le sont Dean et Mary. Mais tout comme Sam l’a fait avant lui (dans la saison une), Dean met sa colère de côté dès qu’il entend que Mary est potentiellement en danger. Il ne pardonne pas, il n’accepte pas, mais malgré leurs désaccords, Mary reste sa mère et il ne veut pas la perdre (à nouveau).
Autre chose qui m’a marqué (et n’a pas arrangé les cascades de larmes qui tentaient de me noyer) le fait Dean appelle sa mère par son prénom et ce court échange :

-You are not a child!
-I never was.

Ensuite, passons Mr Ketch. Ah, Arthur Ketch. J’ai beau savoir que ce mec est une ordure et potentiellement un sociopathe, je ne peux pas m’empêcher de beaucoup (beaucoup beauuuuucouuuup) l’aimer. Et de le shipper avec Dean (= Mr Klean). Par contre, j’aime pas trop le fait qu’il nourrisse les addictions de Dean pour tenter d’arriver à ses fins. Ce que j’aime beaucoup par contre, c’est que Dean ait pris le dessus quand ils interrogeaient la vampire, qu’il n’a pas laissé Ketch la torturer, qu’il lui a montré que d’autres méthodes sont possibles. D’ailleurs, ma Glande à Théories (TM) s’est réveillée à cette occasion : par la suite, je vois bien Dean et Ketch travailler ensemble, alors que Sam et Mary feraient équipe. Dean montrerait à Ketch ce qu’est la « vraie » chasse, sans arme high-tech, certes moins facile, mais plus « jouissive » pour un tueur sadique comme Ketch, car plus sanglante et plus active. J’aime aussi à penser qu’au contact de l’aîné des Winchester, Ketch changerait, comme Crowley (ou même Cas) l’a fait avant lui. Oui, j’aime quand Dean « assagit » les vilains, j’y peux rien.
Mais assez parlé de mes théories à la noix… Il y a deux choses que j’ai relevé dans les échanges entre Dean et Tutur (quoi ? C’est pas pire que Ketchup-Man) :

  • le parallèle entre Regarding Dean et The Raid (et donc, entre Ketch et Rowena)
    • « You’re a killer, Dean Winchester » ; dans le cas de Rowena, elle le rassure après, lui disant qu’il tue pour le bien de tous, mais Arthur utilise cet argument pour montrer que Dean et lui sont plus semblables que Dean le croit (notons aussi le « our inclinations » au passage, qui dans un registre plus subtextuel, peut aussi évoquer une orientation sexuelle – ici la bisexualité, donc – et connaissant Bobo Berens, ce terme n’a pas été utilisé par hasard ; il est après tout le Roi du Subtext)
  • Ketch déclare que lui et Toni était dans une relation par le passé (ce que je ne crois pas, soit dit en passant) et qu’il dit d’elle qu’elle est « névrosée », ce qui met en parallèle avec la façon dont elle qualifiait Ketch de « psychopathe »

Ensuite, on peut constater qu’une fois de plus les BMoL prouvent qu’ils ne sont pas aussi doué que ce qu’ils croient et que leurs infos sont en grande partie erronées, sinon totalement fausses. Alors, ok, ils ont des joujoux très cool mais c’est à peu près tout ce dont ils peuvent se vanter. Ils ne cherchent pas à savoir si les monstres qu’ils chassent méritent de mourir ou non, ils ne cherchent même pas à savoir si leurs collaborateurs sont fiables. Ce sont des pantins qui se prennent pour des marionnettistes (non, je ne sais pas d’où vient cette métaphore), ce sont des monstres qui se prennent pour des humains.

Dernier point : Sam. Il m’aura fallu 250 épisodes pour l’aimer enfin et seulement un seul pour me faire le détester à nouveau. Vraiment. J’espère qu’il n’a pas l’intention de réellement travailler pour les BMoL et de tenter de manipuler Dean à faire de même. J’espère vraiment, mais je n’y crois pas ; Sam a une trop forte tendance à mentir et trahir son frère. De plus, le fait que Mary ait utilisé l’argument « Jess » (sans la nommer, certes mais tout le monde a compris de qu(o)i elle parlait) et « vie normale » (en sus de la promesse d’un monde sans monstre), me fait douter de lui.

Voilà, j’ai donc réussi l’exploit de ne parler quasi que de Dean dans un épisode où il n’était presque pas présent, de ne pas du tout évoquer le plot et ne pas mentionner l’Alpha ou le Colt. Bravo, à moi *sarcasme FTW*. Mais en vrai, même si j’ai adoré cet épisode, je peux le résumer en trois points :

  1. Dean!feels (merci Bobo)(mais aussi Bobo, je te hais)
  2. Mr Klean (merci Bobo bis)
  3. Sam est un connard qui n’a pas intérêt à trahir son frère en faveur de ces incapables de BMoL

Sur ce,

im-out-cas

[SPN] 12.13 – Family Feund

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Spoilers, Buckleming, ça fait peur, je sais.

Eeeeet, comme on devait s’y attendre, vu les scénaristes : ce fut un (plutôt) mauvais épisode. Vraiment, va falloir songer à les dégager, ces deux-là. Non seulement, ils écrivent des épisodes pourris *cough* LOTUS *cough* mais en plus, ils accumulent les contenus problématiques et les clichés, si bien qu’il existe un bingo pour leurs épisodes. Je n’ai pas l’habitude d’utiliser ce genre de grille, mais une fois n’est pas coutume, j’ai participé au jeu :

buckleming-bingo-12-13

(j’ai sans doute oublié de cocher des cases mais c’est déjà assez parlant)

Certains points n’ont pas à être développés/s’expliquent d’eux-même, mais voyons un peu les autres :

  • « consent issues » et « sexualized violence » -> Fiona explique que si elle a viré esprit vengeur, c’est parce qu’elle a été violée lors de son voyage sur le Star et que l’institutrice qui voyageait sur le bateau lui a déclaré qu’elle méritait son sort (culture du viol, tout ça) + toujours l’histoire avec Kelly Kline, et le fait que le Nephilim ait été conçu dans des circonstances plus que douteuses ;
  • toujours concernant Kelly : « someone is held captive and needs to be rescued ». Kelly qui est menacée par les anges et doit être sauvée par Dagon ;
  • « strong powerful female character(s) » : Dagon, Mary, Rowena. Pas un point négatif, cependant, juste un truc qu’ils utilisent constamment (ce qui est paradoxal, sachant qu’ils sont misogynes comme pas permis) ;
  • « sexism » : à rapprocher du premier point (et aussi, dans une moindre mesure, du deuxième) ;
  • « OoC-ness » : Crowley et l’explication de pourquoi Nick est de retour pour être le vaisseau de Lucifer. Alors, oui, on a une raison crédible pour le retour (toujours apprécié) de Mark P., mais ça n’empêche pas que ça soit malgré tout on ne peut plus illogique, du point de vue de Crowley. Pourquoi, alors qu’il veut se débarrasser de Lucifer et que celui-ci aurait pu être renvoyé dans sa cage, a-t-il tout mis en place pour 1/ retrouver Nick, l' »améliorer » pour qu’il puisse résister à la présence de Lucifer (lui donnant ainsi ce que l’archange rebelle cherche, à savoir un vaisseau puissant et définitif) et 2/ faire en sorte que Lulu ne se retrouve pas enfermé dans la Cage ? Pour une simple et puérile vengeance ? OoC… ;
  • « continuity errors » : alors, ils en ont réglé une majeure (qu’ils avaient eux-mêmes créée), sans doute à la demande d’Andrew Dabb, mais ça ne les a pas empêché d’en créer une autre (mineure), à savoir faire dire aux Winchester que Crowley leur devait une faveur, oubliant au passage que seulement la semaine dernière, Crowley sacrifiait sa chance de détruire définitivement Lucifer pour sauver Cas, ce qui laisse plutôt les Winchester dans la position de personnes devant une faveur au roi des Enfers (mais hé, on va pas trop leur en demandé, ils se sont rappelé de l’existence de Cas une fois dans l’épisode, c’est déjà un miracle) ;
  • « too many storylines/ought to be multiple episodes » ; on a dans ce seul épisode QUATRE plots différents (qui finissent vaguement à se recouper pour certains) :
    • Sam/Dean/Gavin/Rowena,
    • Mary/Ketch,
    • Crowley/Lucifer,
    • Kelly/Dagon

Après, contrairement à leur dernier scénario, tout n’était pas à jeter dans cet épisode, à commencer par Dagon dont je suis déjà assez fan (et qui, bien sûr, va finir zigouillée avant la fin de la saison).

J’ai aussi beaucoup apprécié le fat que Mary ait décidé de dire la vérité (du moins une partie) à ses fils ; ça change des habituelles trahisons winchesteriennes où le « traître » n’avoue jamais et finit par se faire prendre la main dans le sac. J’aime aussi le fait que malgré les tentatives de manipulations de Ketch, elle ne se laisse pas entièrement manipuler.

Justement, Ketch. Outre le fait qu’il soit passé sans raison d’exécuteur à entraîneur (continuité, quelqu’un ?), montre enfin son vrai visage à savoir celui d’un recruteur pour une secte : il s’en prend à une personne supposément psychologiquement fragile, lui promet une vie merveilleuse où elle aura tout ce qu’elle a toujours voulu, tente de lui faire rompre tout contact avec sa famille tout en lui faisant comprendre que le BMoL peuvent être sa « vraie » famille, tente de la manipuler en lui disant qu’elle est plus forte sans ses fils et qu’ils l’empêchent d’être elle-même (sous-entendant que les BMoL ne feraient jamais ça, eux). Heureusement, il reste à Mary assez de bon sens (et d’amour pour Dean et Sam) pour contrer les tentatives de manipulations mentales de Ketch ; mais pour combien de temps encore ?

Ensuite, vient Rowena. Rowena qui avait tellement « grandit » en tant que personnage et qui, sans surprise, a régressé à cause de Buckleming. La façade de sorcière sans émotion autre que la haine derrière laquelle elle se cache commençait enfin à se craqueler, montrant qu’elle est bien plus complexe et cassée qu’elle veut bien le montrer (cf. sa discussion avec Dean dans le 12.11). Sauf que bien sûr, il a fallu que le duo infernal gâche tout en lui faisant dire que si elle avait aidé à renvoyer Gavin (précieux petit agneau) vers sa mort, c’était pour se venger de Crowley (et lui faire comprendre ce qu’elle a ressenti quand il lui a fait tuer Oskar). Cette scène se serait passé la saison dernière, ou bien, si Regarding Dean n’avait pas existé, j’aurais pu y croire et me dire que, ok, c’est Rowena, elle est foncièrement mauvaise et ne pense qu’à elle. Sauf que non. Rowena veut juste vivre sa vie et être acceptée. Et c’est ce qu’elle était en train d’accomplir : elle est Crowley sont en plutôt bons termes et les Winchester la considèrent comme une alliée (même s’ils font style de ne pas lui faire confiance, ils se tournent de plus en plus vers elle en cas de coup dur). Bien sûr, elle ne sera jamais un personnage « bon » mais elle était sur la bonne voie pour devenir,  à l’instar de Crowley, un de ces personnages « entre deux », « gris », ni bons ni méchants, mais tout simplement humains (bien que techniquement ils ne le soient pas).

Au final, on peut dire que Family Feund n’est pas aussi mauvais que ce à quoi on pouvait s’attendre, mais qu’au vu du reste de la saison et particulièrement du petit chef-d’oeuvre de la semaine dernière, cet épisode était relativement médiocre, mais bon, c’est du Buckleming, après tout.

Sur ce,

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