[DW] Théorie sur Bill

Attention, spoiler majeur pour « World Enough And Time » !

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C’est bon, seules les personnes ayant vu le 10.11 sont là, je peux y aller ? Bien.

Donc, Bill est désormais un cyberman. C’est tragique (surtout que c’est ma compagne favorite après Donna dans les new!Who) mais on ne peux rien y faire. Désolé.e, il n’y a pas de moyen d’inverser la conversion. Enfin, pas que je sache. Mais ce n’est pas le sujet. Ce n’est pas ma théorie.

Non, ma théorie est sur l’origine de Bill. Oui, oui, je sais, j’en ai déjà développé une bien tordue,  à base de Susan et compagnie. Je n’y crois pas trop (même si je suis toujours intrigué.e par la photo de la supposée mère de Bill prise par le Doctor et le pourquoi du comment, on a soudain droit à une photo de Susan).

Donc, théorie time !

Bill est… une mondasienne. Et oui. Hein, quoi ?

J’explique. Bill est née sur le vaisseau-colonie et y a passé les première années de sa vie. Puis les conversions massives ont commencé, le Doctor et les Master ont réglé le problème (ou pas d’ailleurs, ça reste encore à voir) et Bill s’est retrouvée orpheline. Peut-être même la seule survivante du massacre. Et le Doctor ne pouvait pas la laisser. Alors il l’a emmené sur Terre, lui a trouvé une mère adoptive (stop, cerveau, non, je ne dirais pas que cette mère est Missy régénérée, car je n’y crois pas, c’est abusé)(oups, je l’ai dit) et est resté dans le coin – ayant promis à une jeune Bill (qui a oublié depuis ; soit à cause du choc, soit parce que le Doctor lui a effacé la mémoire) qu’il ne l’abandonnerait pas.

La suite, vous la connaissez, saison 10, yadda yadda.

Voilà. C’est tout.

Sur ce,

[DW] There’s something about Missy

Wouhou, me revoilà, après avoir lâchement abandonné mes reviews de la saison 10 de Doctor Who après seulement un épisode (faut pas trop m’en demander, j’ai déjà fait toute la saison 12 de Supernatural, c’est déjà un exploit).

Ce n’est pas tout à fait le sujet de cet article, mais avant d’aller plus loin, je vais faire une rapide review de la saison, jusqu’à présent : géniale ! Voilà. Cette review fut brève, mais intense.

Passons au vrai sujet de l’article : Missy. Au cas où vous vivriez au fond d’une cave (ou que vous ne me suiviez pas sur Twitter, du moins), je me dois de vous prévenir : j’aime un peu le Master/Missy. Il se peut aussi que je sois un peu obsédé.e par ce personnage et que je parle un peu trop d’ellui. C’est possible. Attendez-vous donc à beaucoup de fanXage dans ce post.

Missy, donc. Missy et plus particulièrement la direction que prend ce personnage. Dès son apparition, ou plutôt, sa rencontre avec le Doctor, à la fin de la saison 8, elle a déclaré vouloir récupérer son ami. Ok. J’avoue ne pas y avoir crû plus que ça, après tout, elle est toujours le Master, maître.sse de l’entourloupe et de la demi-vérité. Et puis, il y avait plus important : allait-elle revenir alors qu’elle avait soi-disant été tuée par le CyberBrig (le Brig T__T) ? Si oui (j’en étais persuadé.e), quand et comment ? Et elle est effectivement revenue en saison 9 et elle n’était pas complètement hostile. Une fois de plus, je n’ai pas trop prêté attention à son attitude ; si elle aidait le Doctor, c’était que ça servait son intérêt, non ?

Peut-être pas en fait.

Et c’est là qu’intervient la saison 10. Une saison pleine de cette chère Missy (6 épisodes sur 12 ; 4 diffusés à ce jour). Une Missy prisonnière volontaire (du moins en apparence), qui semble éprouver des regrets pour ses actes passés, qui aide, qui pleure. Et surtout, qui obéit et sert presque d’esclave (à défaut d’un meilleur mot) au Doctor.

C’est… surprenant.

J’essaie bien évidemment de me dire qu’elle ment, simule, prépare un coup en douce, mais je n’arrive pas à m’en convaincre. Elle semble réellement sincère ; d’autant qu’on la voit pleurer (et être blessée) alors que le Doctor n’est plus là pour l’observer et qu’elle n’a donc plus besoin de faire semblant. Missy va-t-elle devenir « gentille » ? Va-t-elle regagner l’amitié du Doctor ? Vont-ils s’envoler à travers le Temps et l’Espace sur une licorne arc-en-ciel ?

Au point où en est Missy, il est tout à fait envisageable que les points précédents arrivent (sauf la licorne, bien sûr). Sauf que c’est sans compter sur le retour de Simm!Master (ah ah, vous ne croyiez quand même pas que j’allais l’oublier ?).

Et c’est là que tous les efforts de Missy pour revenir sur le droit chemin vont s’effondrer ; quand son moi passé va débarquer et tout ruiner. Parce que franchement, vous imaginez Simm!Master (ou n’importe quel Master, d’ailleurs) accepter de se voir devenir « bon » ? Même Missy semblait agacée, en saison 9, par cette idée :

On peut donc s’attendre à ce que Simm!Master fasse tout pour corrompre à nouveau son moi futur. Et ce, pour plusieurs raisons :

  • parce qu’il est horrifié à l’idée de devenir bon ;
  • par méchanceté, tout simplement ;
  • aussi, par jalousie que Missy puisse être à nouveau amie avec le Doctor (car, bien qu’il ait prétendu vouloir éliminer le Doctor durant des centaines d’années, il ne l’a jamais réellement voulu car : il le considère toujours comme son ami. Et ui) ;
  • et peut-être aussi car il aurait besoin de Missy pour je ne sais quel plan machiavélique

Bien sûr, Missy étant Missy, elle va se laisser faire (probablement soulagée ; vu qu’elle semble avoir peur du fait qu’elle ressente autre chose que de la colère et de la haine). Et puis, un Master/une Missy « gentil.le », ce n’est pas intéressant.

Ça où alors elle ment réellement depuis le début et elle va nous la jouer à la Ainley quand on s’y attendra la moins et se moquer de la naïveté du Doctor :

Quoi qu’il en soit, j’espère vraiment que Missy va revenir, non pas à de meilleurs, mais à de pires sentiments et redevenir l’adversaire du Doctor qu’elle a été par le passé (même si j’ai un gros faible pour la relation, platonique ou non, entre le Doctor et le Master, je préfère les voir s’affronter dans le canon ; je garde le reste pour les fics).

Sur ce,

[SPN] 12.22 – Who We Are & 12.23 – All Along The Watchtower

Attention : spoilers, cris de désespoir, probables déclaration intempestives d’amour à Bobo Berens, risque de mentions-qui-n’ont-pas-lieu-d’être-à-Buckleming, feels-so-much-feels. Et encore quelques cris de désespoir pour faire bonne mesure. Et aussi : c’est long.

12.22 – Who We Are

Il est difficile de trouver quoi dire d’intelligent sur cet épisode, tant je n’ai qu’une envie quand j’y repense : hurler on amour pour Bobo du haut de l’Everest. Ce n’est pas un scoop que Berens est très probablement mon scénariste favori et je suis toujours ravi.e quand je vois son nom au générique d’un épisode. Mais cette fois, ce n’est pas du ravissement, mais de l’extase que je ressens ; Bobo s’est surpassé. Bobo (comme John Shiban – Skin *couine* – en son temps ou Meredith Glynn) a un truc que j’aime particulièrement : il écrit merveilleusement les moments émotionnels et explore l’esprit de ses personnages à la perfection. Preuve s’il en est de son super-pouvoir (chut !), c’est qu’il a réussi à me faire avoir de vrais Sam!feels et donné envie de serrer Sa très fort dans mes bras et de ne plus le laisser partir, pauvre chou. Vous imaginez ? Moi qui au mieux, suis totalement indifférent.e à Sam (mais qui passe plus de temps à le détester qu’autre chose), j’ai eu envie de le câliner. Bref, Bobo est un scénariste merveilleux (contrairement à d’autres dont je tairais le nom, mais dont le nom-valise commence par « Buck- » et finit par « -leming »).
Mais revenons-en (en passons) à l’épisode. Sans aucun doute, dans mon Top 10 de mes épisodes favoris de la série, et sur le podium pour cette saison (Regarding Dean – de Meredith Glynn, justement – et Stuck In The Middle (With You) étant bien sûr eux aussi présent). Plein de bons, voir excellents, moments dans cet épisode. Tous plus chargés émotionnellement les uns que les autres. Tous, sauf un, qui est plus drôle qu’autre chose : j’ai nommé la référence aux Die Hard avec Dean qui cite la catchphrase du héros des films, John McClane (Bruce Willis) :

Yippee ki-yay, motherfucker!
(Dean s’arrêtant à « mother »)

Sachant que les Die Hard (et en particulier le premier) font partie de mes films favoris, vous vous doutez bien que j’ai grandement couiné. D’autant qu’en plus de citer un des héros les plus connus du cinéma d’action, Dean est encore plus badass qu’à son habitude dans cette scène vu qu’il utilise enfin son cher lance-grenade.

Mais Dean n’est pas le seul à être badass dans la famille Winchester. Non, Sam l’est aussi. Sam qui prend la tête du groupe de chasseurs rebelles, prêts à éliminer les BMoL. Sam qui devient en quelque sorte le général d’une armée ; rôle auquel il était destiné depuis la naissance et auquel il avait échappé quand ils ont éliminé Azazel (cette fois, au moins, son armée n’est pas composée de démons dont le seul but est de détruire le monde). Sam prend enfin confiance en lui et devient le leader qu’il mérite d’être. Il n’est plus effrayé de commandé ; alors qu’il avouait, au début de l’épisode, à Dean avoir rejoint les BMoL car cela était « plus facile de suivre les ordres que de diriger).

I want you to follow me.
(le sourire fier de Dean, à ce moment-là…)

Petit Sammy est enfin devenu Sam.

Et justement, en parlant de « Sammy », qui voyons-nous peu de temps après, dans la tête de Mary ? Bébé Sam. Bébé Sam que Dean ne surnomme pas « Sammy » mais qu’il appelle par son prénom. Dean a compris que son frère n’est plus un enfant (même si à cet instant, c’est un nourrisson), que c’est un adulte capable de prendre ses propres décisions et de se débrouiller seul (d’ailleurs, Dean le laisse partir au camp des BMoL sans problème).

Toutes les scènes avec Sam avouant ne pas vouloir commander, puis prenant confiance en lui, étaient très fortes émotionnellement, mais ce n’était rien avec celles se déroulant dans l’esprit de Mary (ceci dit, peut-être que je ne suis pas très objectife, étant donné qu’elles concernent Dean). Oh, Bobo, Jensen, comment vous m’avez fait pleurer. Entre les mots de Bobo et le pouvoir qu’à Jensen de faire passer une multitude d’émotions rien qu’avec son visage, il était impossible de ne pas ressentir quelque chose.
Tout le discours de Dean à Mary est douloureusement beau, magnifiquement douloureux. Dean lâche enfin un peu de leste et ose mettre des mots sur les émotions qu’il garde en lui depuis des décennies, ou du moins depuis qu’il a appris l’existence du pacte initial entre Mary et Azazel. Dean qui ose dire qu’il hait sa mère pour ce qu’elle a fait. Dean qui dit « je t’aime » ; l’a-t-on entendu le dire à quelqu’un d’autre qu’à Mary (dans Dark Side Of The Moon et ici)(ce qui est « drôle », c’est que justement, les chasseurs les ayant tué dans DSotM, sont de retour dans cet épisode) ? Peut-être une fois à Sam ? Mais je n’en suis pas sûr.e. Dean qui parle de sa non-enfance et de la négligence de John (faudrait d’ailleurs que je revois toute la saison pour compter le nombre de références à John, mais c’est beaucoup) :

I had to be more than a brother. I had to be a father and I had to be a mother, to keep him safe. And that wasn’t fair. And I couldn’t do it.

Ce qui rappelle cet échange entre Mary et Dean (déjà) dans The Raid (qui, comme par hasard, est de… Bobo) :

You are not a child!
I never was.

Dean continue à expliquer à Mary tout ce qu’il lui reproche, explicitant les conséquences du pacte qu’elle a passé avec Azazel. Il continue à exprimer ce qu’il ressent et cache derrière sa carapace :

I hate you. And I love you. ‘Cause I can’t… I can’t help it. You’re my mom. And I understand… ’cause I have made deals to save the ones I love more than once. I forgive you.

Et surtout, il exprime son plus grand besoin : être vu, reconnu par sa mère :

I need you… I need you to look at me, mom. I need you to really look at me and see me. Mom, I need you to see me. Please.

On le voit faire quelque chose qu’il ne fait jamais (hormis, quand il s’agit de demander la clémence d’un ennemi envers Sam) : il supplie. Il supplie Mary de le voir pour qui il est ; il a besoin d’être reconnu par sa mère, d’être vu comme une personne, et non pas l’arme, le soldat, que John a formé.

Et c’est cette vulnérabilité qu’il expose qui fait revenir Mary à elle-même, qui la sauve. Dean a beau ne pas avoir confiance en lui, être persuadé qu’il n’a aucune valeur, mais c’est lui qui, par ses mots, a réussi à libérer Mary de sa prison mentale. C’est grâce à lui que Mary est en mesure de se débarrasser de Ketch. S’ensuit alors une nouvelle discussion cœur à cœur entre la mère et le fils, discussion durant Dean laquelle déclare :

Who we are. We kick ass. We save the world.

Réplique qui n’est pas sans rappeler First Blood, quand, à la fin de l’épisode, un des soldats demande aux Winchester qui ils sont et que Sam répond :

We’re the guys who saved the world.

Maintenant, passons à :

12.23 – All Along The Watchtower

Second épisode, secondes avalanches d’émotions. Mais dans un registre différent de Who We Are. Je ne sais pas ce qui a pris Dabb quand il a écrit cet épisode, mais il devait être d’humeur sadique. Ceci dit, Bobo a tué plus de personnages dans le 12.23 que Dabb ici (ou du moins presque autant, si on ne compte que les personnages qui ont joué un certain rôle durant la saison, à savoir : Toni, Hess et Ketch) mais cela n’a pas eu le même impact : ici, ce sont des amis/alliés ou, dans le cas de Kelly, une innocente, qui ont été tué.

Justement : Kelly. J’adore la relation qui s’est formée entre elle et Cas (qu’elle surnomme d’ailleurs de la sorte, elle aussi). J’aime beaucoup la façon dont ils interagissent, dont Cas prend soin d’elle mais sans jamais l’infantiliser, comme c’est malheureusement trop souvent le cas, quand en fiction ou en réalité, un homme (ou une personne perçue comme telle) doit s’occuper d’une femme (ou assignée femme, du moins). Cas et Kelly se respecte l’un l’autre et ont développé une véritable amitié. Cas qui a lu 42 livres sur la grossesse et pris des cours en lignes en vu de l’accouchement. Je regrette d’autant plus que Kelly soit morte (même chose pour Cas, mais on sait qu’il y a environ 99,9% de chances qu’il revienne) ; et oui, je ne vais pas mentir, je les shippe à fond, mais venez me dire qu’ils ne sont pas adorables ensemble. Et oui, j’aurais voulu les voir élever Jack ensemble. D’ailleurs, en parlant de Jack, je me suis dans un premier temps demandé pourquoi un prénom aussi passe-partout/classique, puis :

  • Kelly veut sans doute que son fils soit le plus « normal » possible, d’où un prénom courant ;
  • Kelly est une simple humaine ;
  • mais surtout : Jack est nommé en référence à Cas. Et oui ! Si, si, je vous assure :
    • Jack, tout comme Jimmy, est le diminutif de James ;
    • Cas a pour vaisseau James « Jimmy » Novak (identité qu’il utilise d’ailleurs pour louer la maison) ;
    • Cas = Jimmy = James = Jack

Je sais, je tire encore des conclusions hâtives/foireuses rien qu’avec un prénom, mais Je suis sûr.e d’avoir raison. Kelly a prénommé son fils Jack en hommage à son seul vrai ami, ami qui a juré d’élever et de protéger son enfant (enfant qui se trouve être le neveu de Cas, si on y réfléchit deux secondes).

Autre chose, concernant Cas et Jack, on sait que ce dernier a montré le futur au premier (du moins, d’après ce que Cas prétend) et quand Cas parle à Kelly, il dit :

I will give my life for your son.

« Will » pas « would ». Je ne sais pas si ça veut vraiment dire quelque chose, mais ce que je vois dans ce futur simple, c’est que Cas savait parfaitement qu’il allait mourir pour que Jack puisse naître. Il savait que Lucifer allait le tuer. Il savait probablement qu’il n’arriverait pas échapper à Lucifer, même en revenant dans son monde d’origine ; pourtant il a quand même lutté pour le faire. Pourquoi ? Déjà pour gagner un peu de temps (et sans doute, dans l’espoir de survivre, malgré la vision donnée par Jack) mais surtout pour revoir les Winchester une dernière fois, pour leur dire au revoir (ce qu’il n’a pas eu le temps de faire). Et comme il l’a déclaré à Kelly, il est vraiment mort (?) pour Jack. Et le plus triste, c’est qu’elle ne le saura jamais ; elle ne saura jamais que Cas a tenu sa promesse.

Cas est donc mort. En apparence. Oui, pour la première fois, malgré ses multiples morts, on a vu l’empreinte de ses ailes, mais ça ne veut rien dire. Théorie time (encore) ! On sait qu’un lien s’est créé entre Cas et Jack quand le nephilim l’a possédé pour l’aider à détruire Dagon. On l’a physiquement vu avec la lumière dorée (de la même couleur que les yeux de Jack) qui a parcouru Cas. Jack a partagé une partie de son pouvoir/de sa grâce avec Cas. Et c’est ce qui va sauver Cas. Car je suis persuadé.e qu’il reste un peu de Jack en Cas. Pourquoi ? Car lorsque Cas soigne Dean, il y a quelque chose de différent des autres fois où il l’a fait. Pour commencé, en entend un sifflement qu’on entendait pas les autres fois, mais surtout, on voit la lumière dorée au niveau des blessures de Dean avant que celles-ci se referment. Ce qui me fait donc dire qu’un peu de la grâce de Jack est toujours en Cas. Sachant que Jack est probablement la créature la plus puissante de l’univers (à part peut-être Chuck et Amara), on peut penser que même une infime part de son pouvoir peut suffire à faire revenir à la vie un ange. Et même si ce n’est pas le cas, il est possible que Jack lui-même ressuscite Cas en remerciement de sa protection.

Mais assez parlé de Cas, Kelly et Jack. Passons à une autre victime de ce sadique d’Andrew Dabb : j’ai bien évidemment nommé Crowley. Je crois que je suis encore plus triste de sa mort que pour Cas. Sans doute parce que je n’ai pas d’idée de comment le faire revenir à la vie. Bien sûr, sachant à quel point les fans aiment Crowley et les conséquences de sa mort prolongée sur l’audimat, on peut se douter qu’il va revenir lui aussi, mais je n’arrive pas à m’en convaincre comme j’ai réussi à le faire pour Cas. En plus, si je suis honnête (malgré mon obsession quasi maladive pour le destiel), je dois bien avouer que je préfère Crowley à Cas (même si j’aime énormément Cas, hein). Et surtout, Crowley évoluait encore en temps que personnage. Il venait de découvrir qu’il détestait être roi (on peut d’ailleurs mettre cette révélation en parallèle avec Sam qui lui refusait de commander et finit par devenir un leader ; d’un côté un leader qui ne veut plus commander, de l’autre, un suiveur qui décide de devenir un leader). Il était prêt – du moins, s’il on en croit ce qu’il affirme – à fermer les portes des Enfers et à condamner les démons à y rester prisonniers à tout jamais ; sachant qu’il a tout fait pour tenter d’empêcher les Winchester de justement le faire quelques années auparavant, cela montre bien à quel point il a évolué depuis quelques saisons.

Mais ce qui rend encore plus triste la mort de Crowley, c’est qu’il s’est sacrifié pour le bien de tous ; pour sauver les Winchester et Cas, aussi. Ce qui me fait penser à Meg dans Goodbye Stranger (durant lequel Crowley l’a justement tuée alors qu’il lui parlait du plan des Winchester de fermer les portes des Enfers ; tout est lié !). Sauf que la « licorne » de Crowley n’est évidemment pas Cas, mais Dean. Alors, peut-être que Crowley n’est pas amoureux de Dean, mais il est indéniable qu’il existe un lien entre eux deux, lien qui – du côté de Crowley – s’est fortement renforcé durant le temps où Dean était un démon. Dean est très important pour Crowley. Lorsque Dean redevient humain et que leur collaboration prend fin, on voit le roi des Enfers devenir mélancolique, on le surprend même à regarder une photo de lui-même et Deanmon buvant et s’amusant ensemble. On ne peut pas douter que ce qu’il ressent pour le chasseur est puissant et profond. Et même s’il sait que plus jamais il ne pourra être aussi proche de Dean qu’il ne l’était de Deanmon, il fait tout en son pouvoir pour l’aider (bien qu’il prétende le contraire). Je veux dire, il a même été jusqu’à détruire la Lance de Michael dans Stuck In The Middle (With You) pour sauver Cas car Dean lui avait demandé de l’aider ; bien sûr, il aime bien Cas aussi, mais de là à détruire une des armes les plus puissantes de la création ? Non. Il l’a fait pour Dean et personne d’autre.

Ça y est, j’ai réussi à me faire pleurer, avec ces conneries. Du coup, passons au point suivant : le monde parallèle.

Comme de nombreux éléments dans ces deux épisodes (ou même dans le reste de la saison), il éveille des souvenirs des années précédentes ; ici, bien évidemment, le Purgatoire. Des tons sépia/beige au paysage désolé en passant par les monstres, tout crie Purgatoire. Et c’est sans parler de l’apparition de Bobby (dont on ignore l’identité à ce momet-là) qui sauve Cas de l’attaque d’un démon qui n’est pas sans rappeler l’introduction de Benny (Benny, Bobby, B-voyelle-double consonne-Y)(pardon) sauvant Dean d’une attaque très similaire. Ça sent fortement la saison 8 pour l’année prochaine, avec un (arch)ange et un.e humain.e coincés dans un autre monde et qui rencontre un « autochtone ». Bon, Lucifer et Mary n’ont pas encore fait la rencontre de Bobby, mais il y fort à parier qu’il va avoir un rôle à jouer dans le retour de Mary (et qui sait, Lucifer) dans son monde d’origine. Après tout, il connaissait parallel!Mary et il est au courant de l’existence de l’autre monde, donc il n’y a pas de raison qu’ils ne finissent pas par collaborer. Et qui sait, peut-être que parallel!Bobby pourrait suivre Mary dans son monde ? Comme ça, on récupérerait un des meilleurs personnages de la série.

(Petite parenthèse, je viens d’avoir une excellente idée et qui me redonne un peu d’espoir concernant Crowley. Ok, « notre » Crowley est mort MAIS il en existe sans doute une version parallèle (même chose pour Cas, d’ailleurs). Ce qui veut dire que « notre » Crowley ne reviendra sans doute pas, mais on pourrait avoir droit à un « nouveau » Crowley (et/ou Cas).)

Mais revenons-en à Mary, Lucifer et Bobby. Une collaboration Mary/Bobby n’est donc pas à exclure, mais quid de Lucifer ? On sait qu’il vient un peu de trouver son monde idéal mais je ne le vois pas décider d’y rester ; il y a après tout, Jack à prendre en compte. Car même si on prétend qu’il n’aime pas son fils (ceci dit, certaines de ses réactions, permettent le doute ; et on sait qu’il est capable d’un amour intense, vu que c’est ce qui l’a fait chuter à la base), il a tout du moins un plan pour celui-ci.
Donc, voici (encore) une théorie : Mary et Lucifer vont collaborer, bien qu’à contre-cœur pour trouver un moyen de s’échapper du monde parallèle ; tous deux prévoyant de trahir l’autre au dernier moment, bien évidemment. Mais, contrairement à de plusieurs grands vilains de la série (Meg, Crowley, Metatron ou même Amara), n’a pas eu son arc de rédemption ; c’est l’occasion. On peut imaginer qu’au contact forcé et prolongé de Mary (un autre parent éloigné de ses enfants, comme lui de Jack), il puisse commencer à entreprendre un travail de, justement, rédemption. Evidemment, il ne va pas devenir un agneau du jour au lendemain (ni même jamais), mais il pourrait devenir plus modéré dans sa haine des humain, peut-être ? Je le vois bien devoir sauver Mary (ou Bobby) à un moment ; non pas par bonté d’âme, mais parce qu’il a besoin de son aide pour s’échapper, mais petit à petit, il se rendrait compte que s’il l’a sauvée, c’est aussi parce qu’il ne la hait pas totalement. Je sais pas, j’ai juste envie de voir Lucifer évoluer et enfin arrêter d’être un adolescent capricieux, parce que c’est fatigant à la fin.
Tout ça pour dire que j’ai hâte de voir ce que ça va donner.

Autre point intéressant concernant le monde parallèle, c’est cette description qu’en fait Cas :

This is a world where you (Sam et Dean) wre never born. It’s a world you never saved.

C’est important car cela montre l’importance qu’on Dean et Sam et leur influence sur le monde entier. Cela montre qu’ils sont de véritables héros. Mais surtout, cela rappelle le discours de Dean à Mary dans Who We Are, quand il lui reproche le pacte qu’elle a fait avec Azazel, dans la mesure où, oui, c’est à cause d’elle que Dean n’a pas eu d’enfance ou que Sam n’a pas eu la possibilité de vivre la vie qu’il voulait, mais c’est aussi grâce à ce pacte que les deux frères sont nés et ont pu sauver le monde (à plus d’une reprise). C’est de cette erreur que dépend le monde entier. Enfin, pour faire une référence non-nécessaire à Doctor Who (juste parce que je peux et que j’aime souffrir), on peut dire de Mary :

But for one moment… one shining moment… she was the most important woman in the whole wide universe.
— Tenth Doctor, au sujet de Donna Noble dans Journey’s End (4.13)

Mais justement, en parlant de femme importante, on ne peut pas ne pas parler de Rowena. Rowena qui méritait tellement mieux que ça. Alors, je comprends qu’il fallait la mettre hors-jeu pour ne pas qu’elle puisse aider les Winchester à remettre Lucifer dans la Cage ; mais il y avait d’autres solutions. Rien que comme ça je vois déjà :

  • la priver de sa magie ;
  • l’emprisonner quelque part ;
  • la faire se cacher et faire ne sorte que les Winchester ne puisse pas la retrouver à temps ;
  • la faire trahir (une fois de plus) les Winchester (ok, j’aime pas l’idée, mais c’est toujours mieux que la tuer ;

Donc ok, je comprends mais je n’accepte pas. Rowena était tellement importante. Une femme (une mère) forte, indépendante, qui n’a pas besoin d’un homme pour s’en sortir (au contraire qui est celle qui sauve régulièrement les hommes de son entourage), plus que sûrement bi (voir Regarding Dean) et qui avait encore temps à nous offrir, nous révéler. Et surtout, un parallèle intéressant avec Mary. Rowena ne devait pas mourir ; pas comme ça, pas sans une bonne raison. Bien sûr, c’est Supernatural, donc, c’est déjà un exploit qu’elle ait survécu aussi longtemps. Et aussi, vu que c’est, justement, Supernatural, et qu’elle est quand même ultra fourbe/débrouillarde, il est aussi possible qu’elle puisse revenir d’une façon ou d’une autre. Mais quand même, je suis déçu.e.

Donc, pour finir, cet épisode a été dur émotionnellement (bien que de façon différente de Who We Are) mais nous a malgré tout donné quelques petits moments de répit/d’humour :

  • Cas et sa lecture de guides de grossesse ;
  • Dean qui s’extasie devant les balles tueuses d’anges de parallel!Bobby et la tête que fait Cas en réaction ;
  • Dean qui compare le monde parallèle à Narnia (vraiment, Dean, une référence à un monde qui se trouve « dans un placard » (ok, armoire, mais c’est pareil) ?) ;

 

Bref, un excellent double season finale, qui est sans doute un des meilleurs (si ce n’est le meilleur) et qui promet une très bonne saison 13.

Sur ce,

[SPN] 12.21 – There’s Something About Mary

Comme toujours, spoilers.

Pour commencer, voici ma grille du Bingo Buckleming :

Oui, donc, Buckleming. Ce n’est pas un scoop que je les déteste mais là, LÀ, je les hais viscéralement pour ce qu’ils ont fait à Eileen. Et oui, j’ai conscience que bien que soient eux qui ont écrit l’épisode, ils ne sont probablement pas les seuls responsables de la décision de tuer Eileen mais ce sont eux qui l’ont éliminée de cette façon. Et je suis en rogne. Vraiment. Eileen, comme Charlie avant elle (Charlie qui a également été tuée par Buckleming sans vraie raison) était un personnage fort, avec un potentiel énorme, mais surtout important dans la mesure où, comme Charlie, elle apportait de la représentation ; et ce, sans que son handicap, ou l’homosexualité de Charlie, ne soit ce qui la qualifiait en tant que personnage. Aucune des d’eux n’était pas un cliché ou un « token », elles étaient deux personnages à part entière qui se trouvait être, qui handicapée, qui lesbienne (et geek). Et c’est en ça que j’en veux à Buckleming de les avoir tuées ; on a besoin de vraie représentation sauf qu’à chaque fois, il faut que le duo infernal intervienne et nous prive de ces fabuleux personnages (la liste de personnages qu’ils ont tués est très longue, mais on peut citer, en plus d’Eileen et Charlie : Benny, Kevin, Emma, Abaddon, Metatron). Bref, je suis en colère (même si ayant passé les trois derniers jours à hurler la haine qu’ils m’inspirent, je suis un peu calmé.e).
De plus, le fait que cette mort totalement injustifiée ait eu lieu durant les cinq premières minutes m’a pas mal gâché l’épisode.

Mais, comme si la mort d’Eileen n’était pas suffisante, il a fallu qu’ils fassent subir un lavage de cerveau à Mary, la transformant en marionnette des BMoL. Et comme dès que Mary ne fait ne serait-ce que de respirer trop  fort une armée de « fans » se met à décréter qu’elle est le pire être vivant que la Terre ait jamais porté et ce, sans réfléchir au pourquoi du comment. Du coup, je me suis énervé.e un peu plus. Parce que, je peux parfaitement comprendre qu’on aime pas Mary, qu’on trouve qu’elle agit mal ou quoi que ce soit, mais qu’on lui reproche le moindre de ses faits et gestes dans cet épisode ? Non. Elle n’est pas responsable de ses actes ; on lui a lavé le cerveau. Il n’y a qu’à voir la façon dont elle réagit quand elle comprend qu’elle est un danger pour les autres : elle demande à Ketch de la tuer. Alors qu’on ne vienne pas me dire qu’elle est une « connasse » (comme je l’ai un peu trop vu passer) parce qu’elle suit les ordres donnés par les BMoL, car elle ne peut pas s’en empêcher, bordel de cul !!! Je me demande si on regarde toustes la même série, des fois.

Bref, j’ai envie de mettre des coups de pelle dans la tête de pas mal de monde (à commencer par Buckleming) et d’oublier jusqu’à l’existence même de cet épisode dont le seul bon point est que Toni a explicité un truc dont on se doutait depuis toujours, à savoir que John maltraitait ses fils (« child abuse, really ») ; ce qui n’est en rien un bon point, car 1/ ça rappelle l’horrible non-enfance des Winchester et ça fait souffrir Mary d’apprendre la vérité. En plus, je déteste Toni.

Bref, je vais pas continuer plus longtemps, vous aurez compris que, bien que l’épisode n’était pas mauvais, je le hais.

Sur ce, 

[SPN] 12.20 – Twigs & Twine & Tasha Banes

Il est possible qu’un ou deux spoilers se cachent dans les quelques mots à suivre…

Possible, mais pas certain, car j’ai environ rien du tout à dire sur l’épisode.

L’épisode était sympa, mais sans plus. J’ai bien sûr été ravi.e de revoir les jumeaux Banes et de rencontrer leur mère (bien que brièvement) ; même chose pour Mary ; sauf que l’intrigue était très « meh ». En conséquent, j’ai très peu à dire sur le sujet (ce qui m’arrange un peu vu l’état de mon cerveau ces jours-ci).

Une fois n’est pas coutume, je vais donc me contenter d’une liste des éléments qui m’ont plu/interpellé :

  • bien sûr, ça ne serait pas une de mes reviews si je ne parlais pas de Dean et/ou de destiel, donc : l’inquiétude de Dean au sujet de Cas et ses doutes par rapport à l’influence du nephilim sur l’ange (doutes que j’exposais justement dans la review de la semaine dernière);
  • toujours Dean : son appel à Mary et son « Some stuff going down that’s kind of got me spun out ». Je ne veux as m’avancer, mais : on est d’accord qu’il parle de Cas et de l’effet que son départ avec Kelly et le nephilim a sur lui, non ? ;
  • le « Their mum’s on a hunting trip and hasn’t been home in a week » qui est évidemment un rappel du pilote de la série et une référence (pas vraiment) subtile à John. Ça ne serait que ça, on pourrait y voir une simple mention nostalgique, hors, il y a trois références à John dans cet épisode, celle-ci et deux explicites : la première quand Alicia et Sam parlent et que Sam déclare que (comme Max et sa mère), Dean et John avaient une relation spéciale dont il se sentait exclu (comme Alicia), la seconde, quand Dean parle avec Tasha et qu’il lui explique que John a élevé les deux frères comme des chasseurs ;
  • le parallèle entre Max et Dean : premièrement, comme évoqué ci-dessus, lors de la discussion entre Sam et Alicia et surtout, à la fin de l’épisode, quand Max, refusant d’accepter la mort de sa sœur, prend les pouvoirs de la sorcière pour faire revenir Alicia à la vie (enfin, presque), se damnant à l’enfer par la même occasion (tout comme Dean a vendu son âme pour ressusciter Sam) ;
    • (après, Max étant queer, on peut se demander si ce n’est pas une façon détourner de nous inciter à penser que Dean l’est aussi)(ok, on n’a pas besoin de ça) ;
    • je pense aussi que l’on risque de revoir les jumeaux (probablement la saison prochaine), histoire de voir ce qu’il advient de Max, maintenant qu’il est condamné à l’enfer ;
  • Mary. Depuis quelques épisodes, elle m’intéressait moins (enfin, je croyais qu’elle n’était pas telle que je l’avais imaginée durant les premiers épisodes de la saison) mais *couine* ELLE EST PARFAITE ! Elle remet Ketch à sa place et refuse de se faire marcher sur les pieds. Contrairement à ce qu’on pouvait croire, elle ne lui fait pas confiance (à raison) et finit par l’espionner et découvrir la vérité sur Mick et le fait que les Winchesters (ainsi que leurs alliés) sont surveillés. Et quand elle confronte Ketch et que ça devient physique : elle a le dessus (jusqu’à ce qu’il « triche » et utilise un taser). Vous pouvez dire ce que vous voulez sur Mary, mais elle est sacrément badass ;
  • le retour de Toni. Très très très mauvaise nouvelle. Et le début de la fin (en même temps, avec seulement trois épisodes et deux semaines restant.e.s, il serait temps).

Voilà, c’est à peu près tout. Au final, j’avais plus à dire que je croyais.

Sur ce,

[SPN] 12.19 – The Future

Comme toujours : spoilers à tous les niveaux !

Avec des scénaristes comme Robert « Bobo » Berens et Meredith Glynn, on ne pouvait que s’attendre à un très bon épisode ; et c’est ce que l’on a eu. Pas tant au niveau de l’intrigue qui est relativement simpliste (mais vaut mieux la simplicité que le fouillis d’un autre duo de scénaristes, si vous voyez ce que je veux dire), mais plus à celui des personnages et de leurs relations les uns aux autres ; et oui, je parle bien sûr – en partie – de ships. Après tout, le character development est un peu le point fort de Bobo et Meredith et iels nous l’ont encore montré dans The Future, au travers de la relation entre Cas et les Winchester (en particulier Dean) et celle entre Cas, toujours, et Kelly.

Ce « partage » de Cas entre deux personnes (Dean et Kelly) n’est pas sans rappeler Goodbye Stranger. Bien sûr, la mise en opposition du destiel et du hetstiel (megstiel & kelstiel) n’est pas la seule chose qui rapproche les deux épisodes (même si c’est ce qui m’y a fait penser en premier lieu). Non, il y a aussi des similitudes plus ou moins importantes entre les deux intrigues :

  • Cas travaille en secret avec les anges. Il a abandonné les Winchester et ignore les appels/prières de Dean qui se sent trahi (à raison). Réapparaît dans cet épisode après période de temps relativement longue depuis son dernier contact avec les Winchester ;
  • Cas est à la recherche de la tablette des anges/de Kelly (et du Nephilim) ; toutes deux liées à Lucifer. Cache aux Winchester ses réelles intentions ; Sam et Dean se rendent compte qu’il leur ment ;
  • Cas finit par trahir les anges au profit de Dean/Kelly (qu’il refuse de tuer) et ne mène pas sa mission à bien :
    • abandonne à nouveau les Winchester à la fin pour partir avec la tablette/Kelly qu’il dit devoir protéger (dont des Winchester) après avoir eu une révélation ;
  • Cas libère Meg/Kelly de leur kidnappeur.e et veut les en protéger (échoue dans Goodbye Stranger, car il ne s’est pas encore affranchi de l’emprise de Naomi et laisse Meg avec Sam qui n’a aucun problème à l’abandonner avec Crowley pour aller retrouver Dean ; ce qui est compréhensible)
  • plus un « miroir » qu’une vraie similitude : dans Goodbye Stranger, un ange (Cas) torture des démons pour des infos, dans The Future, un démon (Dagon) torture un ange pour la même raison ;
  • et un détail : dans les deux épisodes, Sam est celui qui demande « Where have you been? » à Cas quand celui-ci réapparaît au début de l’épisode (« Where the Hell have you been », dans Goodbye Stranger, phrase qui est prononcée par Dean dans The Future après la question initiale de Sam).

On constate donc que les deux intrigues, même si en apparence différentes, sont en réalité très similaires l’une à l’autre. Et c’est sans parler de l’aspect « ships » des deux épisodes. Je ne reviendrais pas plus sur Goodbye Stranger, j’ai déjà écrit sur le sujet. Par contre, il y a à dire sur le sujet dans The Future.
Déjà, il y a la façon dont Dean réagit au retour de Cas. Il est furieux et extrêmement blessé. Sa colère est facilement explicable : on lui a encore menti/caché des choses et laisser derrière, sans explication. Sa douleur se comprend également et s’explique par les mêmes raisons,et ce, sans même avoir à y voir du destiel. Cependant, il y a quelques moments, répliques, actions, qui peuvent très facilement interprété.e.s de façon « shipesque », à commencer par la révélation que Dean offre des mixtapes à Cas ; ce qui est très mignon, si je peux me permettre. Si l’on était dans un film pour ados des 80’s/90’s, ça serait la preuve qu’il éprouve plus que de l’amitié pour Cas.
Ensuite, on a la façon dont la voix de Dean se brise quand, lors de l’échange avec Cas, dans sa chambre, il déclare « We were worried. », avec un « I » très sous-entendu à la place de « we ».
Puis, la colère et la douleur de Dean revient en force quand il s’aperçoit que Cas est reparti (en emmenant le Colt) ; si bien que c’est Sam qui tente de contacter l’ange, alors que jusqu’à présent, c’était toujours Dean ; Dean qui veut alors « kick his feathered ass » (phrase qu’il prononce deux fois) et prépare une lame angélique pour quand ils auront retrouvé Cas (bien sûr, il n’a l’intention de le tuer mais il est tellement en colère et blessé qu’il y pense)
Mais le destiel n’est pas seulement perceptible du point de vue de Dean, mais aussi de celui de Cas. On le voit particulièrement dans deux répliques de l’ange :

I needed to come back here with a win for you. (il insiste sur le « needed »)

This has nothing to do with my reputation. I am doing this for the Winchesters. I stole the Colt to keep them out of this mission and to keep them safe from Dagon and… and I… I will kill this girl so that Sam and Dean don’t have to. (il insiste sur le « for »)

Dans la seconde citation, il est question des deux Winchester, mais Cas a tendance à souvent évoquer les deux frères alors qu’il parle en particulier de Dean.

Ensuite, et c’était la même chose dans Goodbye Stranger, on a le hetstiel (ici, kelstiel) qui est beaucoup plus explicite, comme si c’était fait pour cacher le destiel, pour le minimiser. À la différence de Goodbye Stranger, on nous montre ici une possibilité, un futur crédible pour Cas et Kelly (celle-ci parle d’un destin pour eux deux) ; un futur dans lequel ils seraient ensemble, à élever et protéger le nephilim, où ils formeraient une famille. Grâce à Kelly et le bébé, Cas retrouve la foi, un espoir ; il n’est plus perdu, il a à nouveau un but dans sa vie : garder Kelly et le nephilim en vie, afin de réaliser le futur que le bébé lui a montré. D’un point de vue scénaristique, il est « amusant » de noter que Kelly « vole » Cas à Dean en même temps qu’elle vole Baby, ce qui pourrait laisser penser que les scénaristes veulent rendre le destiel caduc en rendant le kelstiel canon.

Cependant (et l’on s’aventure ici encore plus du côté des spéculations fanfiquesques), même si l’on peut imaginer qu’effectivement le kelstiel puisse devenir canon d’ici la fin de saison, cela ne signifie en rien la fin du destiel : déjà car ça n’annulera pas les sentiments de Dean, et surtout, soyons honnête, entre le fait que Dagon comme Cas disent que Kelly ne pourra pas survivre à la naissance de son fils, plus le fait que même si ce n’est pas le cas, Lucifer ne laissera jamais Kelly vivre et surtout qu’elle soit une femme dans SPN, il est fort à parier que Kelly ne survive pas à la saison. Donc, on aurait donc Cas se retrouvant avec un nephilim à protéger, à élever, avec plus que probablement Lucifer et une armée de démons à ses trousses ; il aura donc besoin d’aide. Donc de Dean (et Sam). Dean dont on sait qu’il a une relation particulière avec les enfants et qui serait sans doute le meilleur père du monde (ou du moins de la série)(avec Bobby) ; Dean qui ne pourrait pas s’empêcher d’agir comme un parent pour le nephilim, comme une « mère » (je dis « mère », ce qui est, j’en ai conscience à la fois sexiste et ciscentrique mais c’est le rôle que les scénaristes lui ont donné depuis le pilote de la série). Cas et Dean, tous deux agissant comme les parents du même enfant, Cas et Dean qui ont tous deux des sentiments forts l’un pour l’autre, Cas et Dean dont de nombreux indices tendent à penser qu’ils finiront ensemble. Donc, le kelstiel sera fini et la voie sera toute tracée pour la canonisation du destiel.
Mais ça, c’est ça, c’est sans doute qu’un rêve de fanX.

Tout ça pour dire que l’épisode était très bon, qu’il ouvre la voie à de nouvelles possibilités et laisse quelques questions en suspens, telle que « Le nephilim est-il réellement bon ou manipule-t-il Kelly et Cas afin de naître et pouvoir détruire le monde ? ».

Sur ce,

[DW] 10.01 – The Pilot

Avant toutes choses, un message de River Song : attention aux…

 

Bien, maintenant que cela est réglé, on y va.

Ah, le retour de Doctor Who… Depuis le temps qu’on l’attendait, que je l’attendais. Tellement longtemps que j’avais oublié à quoi ressemble le générique, dîtes donc ! (non, c’est vrai, quand je l’ai vu, j’me suis dit « Ah oui, tiens, c’est… bleu. »)

Bref, j’ai bien aimé ce season premiere. Bien sûr, ce n’est pas le meilleur épisode qui soit (en même temps, les season premiere chez DW, sont rarement les meilleurs épisodes, à mon avis) mais il était plutôt agréable à regarder ; un peu longuet par moments, cependant, et une intrigue simplette et qui nous laisse avec plus de questions sans réponse qu’avec.

Par contre, ce que j’ai beaucoup aimé, c’est toutes les petites références, les petits clins d’œil à la série de 1963 (oui, bon, c’est toujours la même série, mais vous savez ce que je veux dire). Rien que dans la scène d’ouverture on en a trois :

  • la plus évidente, la photo de Susan (qui m’a fait couiner) qui ne semble pas là juste pour la nostalgie, mais j’y reviendrai (préparez-vous à de la théorie foireuse)(ça m’avait manqué, tiens) ;
  • le pot de vieux tournevis soniques (dont on en reverra un plus tard dans l’épisode) ;
  • et le TARDIS. Non, pas le TARDIS en lui-même, mais le fait qu’elle soit dans un coin, hors-service (enfin, ici, prétendant l’être), ce qui m’a beaucoup fait penser au temps où Three travaillait pour UNIT et où le TARDIS (réellement hors-service) trônait dans un coin du laboratoire du Doctor. Si on ajoute à ça le fait que Twelve a souvent été référé en tant que « magicien » et que Three était lui aussi associé à ce qualificatif (plus leurs tenues qui sans être similaires ont quelque chose de ressemblant), cela ne semble pas si improbable que cela soit un référence à l’ancien Doctor.

Donc, photo de Susan mais aussi de River… Cela surprend-il quelqu’un.e que j’ai couiné très fort à ce moment-là ? Photos qui jouent un rôle plutôt important dans l’histoire. Enfin, important peut-être pas, mais elles ne sont pas là que pour le décor. D’autant que d’autres photos sont référencées/montrées, celles de la mère de Bill plus ou moins associées à celles que exposées sur le bureau du Doctor :

When someone’s gone, do pictures really help?

Quand Bill pose cette question, le Doctor ne répond pas mais on a un gros plan sur les photos de River et Susan. Et dans la scène qui suit celle-ci, la mère adoptive de Bill lui donne une boîte contenant les photos de sa mère biologique. Mère qui n’aimait pas être prise en photo et en possédait très peu. Et surtout, sur l’une d’entre elles, on voit le photographe dans le reflet d’un miroir ; photographe qui n’est d’autre que le Doctor.
Je vais revenir sur ce dernier point dans un instant et juste préciser un truc au sujet de la photo de Susan. On la voit trois fois (donc, une fois de plus que celle de River) :

  • quand Bill explore le bureau au tout début de l’épisode (en même temps que River) ;
  • quand Bill parle des photos de disparus qui aident ou pas (en même temps que River) ;
  • et entre les deux (mais en dernier sur cette liste car le plus important pour ce qui va suivre), en gros plan (et sans River) quand Bill demande pourquoi le Doctor l’a choisie elle plutôt qu’un.e autre des personnes qui assistent à ses cours sans être étudiant.e.s et qu’il répond « I noticed you ». Il regarde la photo de sa petite-fille en disant cela.

Ce qui nous amène à la redoutée théorie foireuse de la saison (du moins la première) : Bill est liée à Susan (ce qui exliquerait pourquoi le Doctor a pris la mère de Bill en photo et pourquoi Susan, presque jamais évoquée dans la série depuis son départ en 1964, apparaît soudain). À la base, je pensais qu’elle était Susan, régénérée, qui aurait oublié qui elle était mais c’est trop gros. Du coup, je penche plutôt pour une théorie, non pas moins foireuse, mais légèrement plus crédible : Bill est la fille, voire la petite-fille de Susan. Seul problème avec cette théorie, Susan a quitté le Doctor et est resté sur Terre en l’an 2164. Alors comment peut-elle être la (grand-)mère de Bill ? Seule explication, elle a acquis un TARDIS/un moyen de voyager dans le temps dans un futur plus ou moins lointain et est revenue dans le passé (ou bien le Doctor l’a retrouvé et l’a aidé à revenir au XXème siècle)(ou, The Pilot se passe dans le futur ? Ce qui le plus logique, en fait). Ce qui n’est pas impossible et pas l’aspect le plus ridicule de cette théorie. Si elle est la mère de Bill, elle s’est donc régénérée au moins une fois, et le fait qu’elle ne vieillisse pas comme une humaine pourrait expliquer pourquoi elle n’aimait pas être prise en photo : pour ne pas éveiller les soupçons. Ca pourrait aussi expliquer pourquoi une de ses photos a été prise par le Doctor ; il a pu la convaincre de le laisser la photographier car il savait que Bill n’avait pas de photos de sa mère et qu’il savait qu’elle en avait besoin. Ensuite, un détail (mais au point où j’en suis…), mais Bill et le Doctor se ressemble un peu dans leur façon de s’exprimer, dans la mesure où tous deux commencent un phrase en espérant que ce qui va sortir ensuite aura un sens (spoilers : la plupart du temps, ça n’a aucun sens), comme disaient Mickey l’idiot (pardon, Mickey) ou le Brig :

Bien sûr, plein de monde fonctionne comme ça, mais ça m’a frappé quand Bill a dit qu’elle espérait que son discours la mènerait quelque part (ou un truc du genre) et expliquerait pourquoi elle assistait aux cours du Doctor.

Mais ça suffit avec cette théorie et revenons-en à l’épisode. Est-il bien nécessaire d’avoir Nardole ? Je ne sais pas ce qu’en pense le fandom mais je ne le supporte pas. Je ne sais pas si ça viens du personnage en lui même ou si Matt Lucas le rend insupportable, toujours est-il que j’espère que l’on ne pas le voir trop souvent. Et je n’ai pas trouvé qu’il était très utile, même sur Skaro (et bien sûr que c’est Skaro, la planète où ils ont atterri, puisque les Daleks y affrontent les Movellans, dans une affrontement vu dans Destiny Of The Daleks, en 1979)(et hop, une autre référence à old!Who), à part courir et hurler, il n’a pas fait grand-chose. Si le Doctor pouvait le laisser surveiller la mystérieuse boîte gallifréenne et que l’on ne le voit que lorsque l’intrigue demande que l’on voit cette boîte, ça serait top. Seul bon point à la présence de Nardole, ça nous fait un compagnon qui n’est ni féminin, ni humain, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps (dernier non féminin : Rory en 2012 ; dernier non-humain : Kamelion en 1984 ; dernier non-humain non féminin : Vislor Turlough (techniquement, Kamelion n’est pas féminin mais c’est un robot, donc non genré) en 1984 également ; Turlough et Kamelion sont partis dans le même épisode, Planet Of Fires).

Mais justement, au sujet de cette mystérieuse boîte qui n’est pas sans rappelé la Pandorica : qu’il y a-t-il à l’intérieur ? Théorie ? Théorie. Par contre, je renouvelle l’avertissement du début au sujet des spoilers car ici, je vais évoquer quelque chose vu uniquement dans le teaser post-épisode, donc si vous ne l’avez pas vu et que vous n’avez pas suivi les annonces de la Beeb (comme moi, donc)(enfin, les annonces, pas le teaser XD), méfiez-vous (je vais mettre un gif de River ici et un autre à la fin de cette partie pour si vous voulez sauter ce passage).

C’est bon, tout le monde qui est ici est conscient qu’iel risque le spoil ? On peut y aller ?

Bien. Donc, je disais que la boîte rappelle fortement la Pandorica et je pense qu’elle a effectivement la même fonction, à savoir qu’elle sert de prison. Mais de prison à qui ? Si vous avez vu le teaser ou lu l’annonce concernant le retour d’un certain acteur, vous devez deviner où je veux en venir. Non ? Ok, je vais l’écrire : je pense que la personne enfermée dans la boîte est le Master, version John Simm. Un Master qui a été emporté sur Gallifrey en même temps que Rassilon et sa bande à la fin de The End Of Times, et aurait été emprisonné à ce moment-là. Sans doute pour avoir tenté de tuer le Président et avoir fait échouer le plan des Time Lords.

Ce qui est une partie de ma théorie, car, surprise, il y  plus que ça (mais l’autre partie de la théorie n’est pas spoilery pour la suite, donc, elle continue après le gif).

Pour ceux qui n’ont pas lu l’encart plein de spoilers, je dois expliquer vite fait que la théorie du dessus (et celle que je vais expliciter ici) est basée sur le fait que la boîte ait la même fonction que la Pandorica, à savoir être une prison. Mais, il y a un autre aspect de la Pandorica qui me vient aussi à l’esprit et c’est son système de survie et de réparation/soin des corps. D’où cette autre aspect de ma théorie (et liée à celle au sujet de Bill) : à l’intérieur, se trouve… Susan (ou la mère de Bill si ce n’est pas la même personne) qui aurait été grièvement blessée et, dans le cas de Susan, ne pourrait pas se régénérer et devrait donc être maintenue en vie/soignée grâce à la technologie de la boîte. En fait, je ne sais pas si c’est Susan, mais je pencherais assez pour la mère de Bill. Après tout, on ne sait pas réellement ce qui lui est arrivé, Bill dit juste qu’elle est morte quand elle était bébé ; elle peut donc très bien être en suspend (ou ce que vous voulez) dans une certaine boîte en dessous de l’université (d’ailleurs, Bill dit qu’elle a toujours voulu y aller mais ne répond pas quand le Doctor lui demande pourquoi. Peut-être est-ce la personne qui se trouve dans son sous-sol qui l’appelle d’une manière ou d’une autre).

Oh. Alerte théorie supplémentaire et soudaine : et si la mère adoptive de Bill était Susan et que c’était elle qui avait demandé au Doctor de se cacher, de ne pas s’investir ? (ok, ça ne colle pas avec le « Shut up! » qu’il lance à la photo de sa petite-fille quand il songe à demander à Bill de le suivre, à la fin de l’épisode). Ou mieux, si la mère de Bill (que ce soit Susan ou non) n’était ni morte ni enfermée dans la boîte mais s’était régénérée et se présentait désormais comme sa mère adoptive ? Non, non, non ! Je sais, et si la mère de Bill était la fille du Doctor et que Bill était Susan mais AVANT qu’elle n’ait l’apparence que l’on a rencontré en premier ?

Je sais, je sais, c’est n’importe quoi mais… ça se peut, non ? Ok, il vaut mieux que j’arrête ici avant de me faire une entorse au cerveau et de définitivement vous effrayer avec mes théories (plus que) foireuses.

Sur ce,